Nue sous la neige PDF

La Vérité sortant d’un puits est un tableau d’Édouard Debat-Ponsan, daté de 1898, peintre emblématique de la IIIè République, tableau connu dans le monde entier comme l’icône et le manifeste des défenseurs d’Alfred Dreyfus. Emile Zola, en soutien à son combat pour défendre Dreyfus. Pour la petite histoire, et c’est tout ce que je dirai de lui, le reste est partout, Édouard Debat-Ponsan aura une fille, Jeanne Debat-Ponsan, qui sera plus tard nue sous la neige PDF’épouse du Professeur Robert Debré, et mère de Michel Debré ! Entre nous, je veux bien siéger au Conseil Municipal de Toulouse en face de ces deux folles, je veux dire ces deux rivières, L’Ariège et la Garonne !


Solange a quarante-sept ans. Elle vit seule. Animée de son exigence naturelle et armée de son courage, elle a rompu, il y a cinq ans déjà, avec une vie qui ne pouvait la satisfaire.

Passé ce no man’s land où les chagrins se laissent pleurer, elle tente de se reconstruire. Entre le 1er mai qui ouvre le roman et le 1er mai qui le clôture, elle ne cessera de s’interroger sur le sens du mot bonheur. Au fil du temps elle en aura différentes définitions. À travers des circonstances parfois douloureuses, grâce à la richesse de belles amitiés, à la découverte de nouvelles amours, malgré les inévitables échecs, elle retrouvera sa route.

Un tableau, objet précieux de son enfance, véritable allégorie de sa solitude, sera le reflet et le témoin de ses chutes et de sa renaissance. Et puis, une rencontre capitale, un musicien et sa musique, dont l’empreinte sera inaltérable, va l’initier à elle-même et lui permettre d’aborder ce « deuxième âge » avec un sourire qui ressemble un peu à la sagesse, à une certaine idée du bonheur.

Joëlle VAUTIER a trois passions : la littérature, le théâtre et la musique. Elle joue et chante sur les meilleures scènes parisiennes ou de province, fait du cabaret, enseigne le théâtre et le chant, met en scène Offenbach ou Aragon et crée ses propres spectacles, dont l’un d’entre eux, Cette Marianne, a été enregistré par France-Culture. Nue sous la neige est son premier roman.

On ne dira jamais assez la richesse de nos musées de province ! Mais revenons à notre Vérité et à son puits. La vérité n’est pas là toute nue sur le tableau. On dit parfois aussi barbouiller la vérité. La peinture vue ainsi fait qu’on ne peut soupçonner l’artiste d’avoir voulu faire oeuvre érotique. Le corps est somptueux, vigoureux, les seins sont nus et la poitrine ferme, et ce corps recèle beaucoup d’énergie La tête montre aussi un jeune et joli visage doté, qui plus est, d’une somptueuse chevelure rousse. Les yeux et la bouche transmettent un appel auquel il serait difficile de résister.

Et alors, ce n’est pas une femme qui est sur la peinture ? On comprend que Michel Leiris en ai fait un de ses exemples fétiches sur l’allégorie, comme l’explique très bien Ph. Lejeune dans Lire Leiris, autobiographie et langage , paru en 1975, épuisé, mais heureusement mis en ligne par ses soins. Je trouve qu’il y a aussi du viol dans ce tableau, non seulement dans la volonté de tout faire pour que la vérité reste ignorée, mais de la forcer à retourner d’où elle vient, pour la cacher et pouvoir de nouveau la renier et l’ignorer. Le seau est renversé, et l’eau vitale se répand sur le sol, définitivement souillée. L’engagement du peintre, comme l’allégorie sont finalement très violents. On a fait depuis longtemps de la Vérité une divinité allégorique, fille de Saturne ou du Temps et mère de la Justice, et ce n’est pas d’hier qu’on la représente sous la figure d’une fille nue, tenant à la main un miroir ou un flambeau.

En réalité, nous ne savons rien, car la vérité est au fond du puits. La petite histoire qui explique ce qui en a donné l’idée au philosophe grec, est de celle que j’aime, comme toutes celles liées au vin. On la trouve dans Histoire générale des proverbes, adages, sentences, de C. On la trouve très tôt reprise par de nombreux écrivains, sculpteurs et peintres.

En sortant leur vérité du puits, les indiscrets répandent l’eau partout. Si la vérité ne sort pas du puits, c’est qu’elle a peur de se mouiller. La vérité habite un puits, mais sans les porteurs d’eau, elle y resterait. La mythologie, qui certes est une des plus grandes inventions humaines, a mis la vérité dans le fond d’un puits, ne faut-il pas des seaux pour l’en tirer? Zola par Caran d’Ache le 10 juin 1899. Les peintres eux doivent pour peindre la Vérité s’affronter avec une femme que l’on a l’habitude de voir sortir d’un puits, mais doivent-ils la faire obligatoirement nue ?

Et puis, doit-elle tenir un flambeau, un miroir ou autre chose ou rien ? Et puis pourquoi pas : est-on obligé de représenter le puits, objet ni particulièrement folichon ni esthétique ? La Vérité sortant du puits armée de son martinet pour châtier l’humanité. En 1902, il sera l’un des premiers à souscrire au monument Émile Zola et ce en dépit des très violentes critiques de ce dernier à son égard, lui reprochant ses prises de position très violentes à l’encontre des Impressionnistes et d’avoir tout fait pour eclipser Courbet et Delacroix.

IL faut dire aussi qu’à la fin de sa vie, la popularité de Gérôme commença à décliner, tant sa fermeture d’esprit aux nouveaux peintres était obstinée, ringarde, et de mauvaise foi. Alcools est un recueil de poèmes de Guillaume Apollinaire, paru en 1913. Ce recueil, qu’Apollinaire mit 16 ans à élaborer, annonce la quête de modernité, de jeu avec la tradition, de renouvellement formel de la poésie de l’auteur. Le poète distille aussi l’espace, en mettant en scène l’univers de son enfance. C’est après avoir assisté à une lecture par Blaise Cendrars de sa future publication, La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, qu’Apollinaire aurait décidé de transformer à son tour son futur recueil. Les poèmes ne figurent pas dans le recueil dans l’ordre où ils furent écrits. Zone, par exemple, fut composé en dernier, mais Apollinaire lui donna la première place.