On va dans le mur… PDF

André Antoine qui voulait recréer sur scène la vraisemblance. L’expression  briser le quatrième mur  fait référence aux comédiens sur scène qui s’adressent directement au public et, au cinéma, quand des acteurs le font par le biais de on va dans le mur… PDF caméra. Cette technique est considérée comme une technique de métafiction.


Tout le monde – ou presque – est d’accord, de la gauche à la droite : l’Etat doit être réformé au plus vite. Et la baisse de la dépense publique est une priorité absolue. Mais alors qu’attendons-nous pour passer à l’action ? Face à un système devenu fou, en vérité personne ne sait comment faire. Pourtant on sait que l’empilement – des taxes, des lois, des décrets, des aides sociales, des strates administratives, des régimes de retraite, des exonérations – a produit un monstre dont la complexité et les dérives sont chaque année plus coûteuses pour les Français. Combien de temps encore allons-nous accepter cet insupportable harcèlement ? En comparant les bonnes pratiques en France et à l’étranger et en montrant comment sortir de ce terrible engrenage, Agnès Verdier-Molinié s’attaque à une machine qui doit d’urgence être mise hors d’état de nuire.

Autre explication de l’esthétique du quatrième mur, par Stendhal cette fois :  L’action se passe dans une salle dont un des murs a été enlevé par la baguette magique de Melpomène, et remplacé par le parterre. Les personnages ne savent pas qu’il y a un public. Le quatrième mur est un écran imaginaire qui sépare l’acteur du spectateur. Parallèle au mur de fond de scène, il se situe entre le plateau et la salle, au niveau de la rampe. Le public voit alors une action qui est censée se dérouler indépendamment de lui. Il se trouve en position de voyeur : rien ne lui échappe mais il ne peut pas intervenir.

Le personnage peut briser cette illusion en faisant un commentaire directement au public, ou bien en aparté. Les récits réalistes ne doivent pas transgresser le quatrième mur sous peine de briser l’illusion réaliste. Il s’agit du contrat narratif le plus fréquent dans les fictions et les docufictions cinématographiques et télévisuelles. Il est systématiquement utilisé au début de chaque épisode de la série télévisée Le Saint, dans sa partie noir et blanc, avec les confidences de Roger Moore en début de film, créant ainsi une connivence avec le spectateur. Dans Star Trek: Deep Space Nine, il est utilisé plusieurs fois, mais de manière détournée, en prenant pour les épisodes  Les Règles du combat  et  Dr Bashir, je présume ? Sous la lune pâle  en prenant la vue de l’ordinateur enregistrant le journal personnel.

Si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la montagne, si vous n’aimez pas la villeallez vous faire foutre ! Jean-Luc Godard — filmés de dos, à bord d’une décapotable, Jean-Paul Belmondo se tourne vers la caméra et dit :  Voyez, elle ne pense qu’à rigoler ,  À qui tu parles ? Lewis Gilbert — le héros, interprété par Michael Caine, s’adresse tout au long du film au spectateur, le prenant régulièrement à témoin. Tracy lui échappe à l’issue du pré-générique, 007 dit à la caméra :  Ça, ce n’est jamais arrivé à l’autre , en référence à Sean Connery. C’est la seule fois où l’on s’adresse directement au public dans un film de James Bond. Pierre Richard — plusieurs fois, le personnage s’adresse directement aux spectateurs.