Origine du nom de famille COLLAS (Oeuvres courtes) PDF

Vue de Châteauneuf-du-Faou depuis les berges de l’Aulne. Finistère, dans la région Bretagne, en Origine du nom de famille COLLAS (Oeuvres courtes) PDF. En raison des méandres très accentués de l’Aulne, la limite sud de la commune est très sinueuse.


Origine du nom de famille COLLAS

Montagnes noires et château de Trévarez depuis le point de vue de Roz Aon. Trévarez depuis le point de vue. Le quartier du Point-de-vue et la chapelle Notre-Dame-des-Portes. Le nom breton de la commune est Kastell-Nevez-ar-Faou devenu Chateauneuf du Faou en français. Le breton local le prononce Ar C’hastell-Ne’e.

Faou se rapporterait au Hêtre, en breton Faou. De longs pans de mur ainsi que la base d’une tour d’angle sont toujours visibles et en cours de restauration. Pleyben, Le Cloître-Pleyben et Lennon formant le  pays Bidart . Le camp de Lesneven, dit Ar C’hastel est un enclos quadrangulaire à fossés dont les levées faisaient au moins 6 mètres de haut. Une autre enceinte, située à Rosabaouen, dite aussi Ar C’hastel, de forme ovale, reste visible même si elle disparaît peu à peu sous l’effet des labours successifs.

Mais nulle preuve historique ne peut en attester. L’existence de la ville est attestée en 1368 : le cartulaire de Quimper rapporte à cette date une taxation de 45 livres de « Castrum Novum in Fago en faveur de la cour de Rome. La forteresse, confisquée en 1420 par le duc de Bretagne Jean V est alors en ruine. La montre de l’évêché de Cornouaille tenue en 1481 énumère les châtellenies de Huelgoat, Châteauneuf et Landeleau. On ignore quand la seigneurie de Châteauneuf-du-Faou cessa d’appartenir aux vicomtes du Faou. La seigneurie de Botiguigneau, située en Châteauneuf-du-Faou, aurait appartenu aux Templiers, puis à partir de 1486 à la famille de Laval. La famille de Rosily, établie primitivement sur la motte féodale de Rosily, était seigneur du Moustoir : le plus ancien membre connu de cette famille est Roland de Rosily qui signe au 33e rang de la noblesse bretonne une charte en 1250.

Méros en Plonévez-du-Faou, habité par exemple par Dronion de Rosily en 1400. Pierre Le Galle occupait en 1400 le manoir du Verger. Une jacquerie, dirigée par trois frères originaires de la commune de Plouyé éclate en 1489 dans le Poher, et s’étend rapidement à la majeure partie de la Cornouaille, mettant à sac Quimper et d’autres localités. En 1748, un avocat demeurant au Huelgoat écrit, dans une requête au Parlement de Bretagne :  La juridiction de Châteauneuf-du-Faou ayant trois sièges différents qui se tiennent par les juges du siège principal qui est la ville de Châteauneuf-du-Faou, ceux de Huelgoat et Landeleau, attendus leur distance, s’exercent néanmoins très souvent . La cour de Châteauneuf était à la fois un tribunal de première instance pour les habitants dépendant du siège de Châteauneuf et un tribunal d’appel pour les juridictions seigneuriales du ressort comme celles du Grannec en Landeleau, de Botmeur, etc.

L’Assemblée constituante supprima ces anciennes juridictions et choisit Carhaix, au détriment de Châteauneuf-du-Faou, comme chef-lieu de district et siège du tribunal d’instance. Mais Châteauneuf-du-Fou est victime vers la fin de ce siècle des exactions de soldats-bandits dans le contexte troublé des guerres de religion. Article détaillé : Guy Éder de La Fontenelle. La Fontenelle entra alors par surprise, s’avança vers Jean Breut et lui dit:  J’ai entendu que vous estes venu faire plainctes de moy en ces estatz, mais, par la mort de Dieu! Regardez bien ce que vous direz, car selon ce que vous direz, je vous coupperé le col! Cette scène est représentée sur l’un des vitraux de la chapelle Notre-Dame-des-Portes. En juin 1593, Guy Éder de La Fontenelle s’empare par ruse du château du Granec situé entre Collorec et Landeleau, non loin de Châteauneuf-du-Faou dont il fait son repaire temporaire et d’où il continue ses exactions, tuant 800 paysans des paroisses avoisinantes venus l’assiéger, en juillet 1593 semble-t-il.

Pendant la Révolte des Bonnets Rouges, dite aussi Révolte du papier timbré, en 1675, le château de Keranmoal fut pillé puis incendié, de même que le manoir du Verger. Article détaillé : Révolte du papier timbré. Selon ses écrits, lorsqu’il arriva à Châteauneuf,  l’impunité qui régnait dans le ressort y multipliait les meurtres et les assassinats. Il se montra en effet énergique dans plusieurs affaires criminelles, faisant par exemple condamner en 1727  à être rompu vif  Louis Le Gincq, de Toulanay en Loqueffret, poursuivi pour plusieurs assassinats et tentatives d’assassinats. Sa qualité de noble étant contestée à partir de 1734 par Pierre Marie Le Rouxeau de Rosancat, lieutenant au siège de Châteauneuf auquel l’opposait plusieurs différends, il transforma alors son nom en Pic de la Mirandole. Il voyait avec répugnance la noblesse pauvre  s’avilir en acceptant des charges de commis de perception  ou en recourant à  des commerces ou des emplois dérogeant de la noblesse  par nécessité, leur manque de ressources leur interdisant l’acquisition d’offices judiciaires non dérogeants. L’insécurité était grande, c’était  l’âge d’or des voleurs .