Oscar Romero : Esquisses pour un portrait PDF

Sa canonisation est célébrée le 14 octobre 2018 à Rome, sous le pontificat du pape François. Oscar Romero : Esquisses pour un portrait PDF de l’abbaye de Westminster à Londres au Royaume-Uni.


Peu nombreux sont les êtres humains qui, devenus vieux, oublient le sol sur lequel leurs pieds reposent. Abandonner la sécurité pour le danger, les certitudes acquises au fil des ans, cela arrive rarement. Les vieux ne changent pas. C’est la loi de la vie. Oscar Romero a fait mentir cette loi. Il s’est « converti » à 60 ans. Ce n’est que parvenu à la plus haute des charges écclésiastiques du Salvador qu’il a été vraiment le plus proche des gens et de la réalité. Alors que l’âge exigeait le repos, il s’est décidé à comprendre qu’il n’y a pas d’autre ascension que celle qui ramène à la terre. C’est vers elle qu’il a entrepris le voyage. A la onzième heure, il a chois la compassion au risque de sa vie. Et il l’a perdue. Cela n’arrive pas à tout le monde.

Il est baptisé à l’âge d’un an le 11 mai 1919. Après quelques années à l’école il devient apprenti menuisier à l’âge de douze ans. Deux ans plus tard, en 1931, il entre au séminaire des prêtres Clarétains à San Miguel, contre l’avis de son père. Romero travaille comme prêtre de paroisse à Abamoros, puis est affecté pendant vingt ans dans le cadre du diocèse de San Miguel. Il est par suite nommé recteur du séminaire inter-diocésain de San Salvador.

Ainsi en 1975, à l’occasion de la mort de Josemaría Escrivá de Balaguer, fondateur de l’Opus Dei, il envoie au pape Paul VI une lettre louant les mérites du défunt et adjurant le pape d’ouvrir rapidement son procès en canonisation. Comme il est considéré comme conservateur, sa nomination est d’abord bien accueillie par l’oligarchie salvadorienne. Le clergé plus progressiste redoute son opposition aux engagements vis-à-vis des plus pauvres tels que ceux formulés dans le cadre notamment de la théologie de la libération. Et, effectivement, jamais Mgr Romero n’assiste à aucun acte officiel, car jamais aucune enquête sérieuse n’est menée au sujet de ce triple meurtre. Le pape Paul VI et Óscar Romero, juin 1978. En 1979 une junte gouvernementale prend le pouvoir dans un climat de violations des droits de l’homme opérées tant par le gouvernement que par des ligues d’extrême droite.