Oui-Oui et le sac à malice PDF

Ce que je fais n’est pas grave, en fait, ou du moins, c’est pour une bonne cause. La certitude de l’impunité n’a pas à être avérée. D’ailleurs, la plupart des gibiers de prétoire avaient la certitude de ne pas être pris. La plupart d’entre nous avons des inhibitions, ou une force de volonté, pour présenter ça sous un jour plus noble, suffisante pour que oui-Oui et le sac à malice PDF rejetions l’idée à peine germée.


De toutes façons, il est assuré. DVD, et j’ai pas les moyens d’aller au ciné, alors ils perdent rien. Puis de toutes façons, ils sont déjà pété de thunes, eux. C’est là une différence essentielle avec certaines formes de délinquance idéologique : non seulement le délinquant se fiche d’échapper à la sanction, mais il en tirera une satisfaction de martyr et fera de son procès une tribune médiatique. D’où une plus grande sévérité, non pas à cause de l’idéologie, mais du fait que la réitération est à craindre vu l’absence manifeste de regrets. Concernant d’abord les garanties de représentation, dont le détail est assez bien expliqué ici, petit conseil réservé aux proches des personnes poursuivies: concrètement, les juges n’ont guère le temps et les moyens de vérifier certaines affirmations de ceux qui passent en comparution immédiate, pas plus que les documents apportés par ceux qui sont à l’extérieur Bien penser ceci dit que tout doit être cohérent.

Je lui ai fait remarquer que forger un faux est puni de trois ans de prison, et le produire en justice, de la même peine. La CI est une justice d’abattage, ce qui signifie que les dossiers sont légers voire vides, bâtis à la hâte avec quelques PV policiers, et que les juges n’ont pas les moyens de vérifier quoi que ce soit. Il ne s’agit alors que de retourner un peu à l’avantage des personnes poursuivies cet état de fait déplorable. Quant à la « vérité », personne n’y croit et surtout pas la police et le procureur qui bâtissent l’accusation. Un délinquant, le plus souvent, c’est ça.

C’est quelqu’un qui se trouve une justification pour passer à l’acte et se convainc qu’il ne sera pas pris. Jusqu’à ce qu’on vous l’amène menotté avant une CI. Et une petite histoire pour finir. Le procureur regarde la pièce, fronce les sourcils, et demande s’il peut la garder pour le moment.

Arrive le tour du brillant juriste. C’est bien le certificat de scolarité que vous avez produit ? Monsieur, vous savez que j’ai fait la même fac que vous ? C’est une bêtise, je sais pas ce qui m’a pris, je ne le referai jamais. Au point de ne plus porter le cachet de la faculté ? J’ajoute que le doyen n’avait pas l’habitude de faire de grossières fautes d’orthographe dans les certificats de scolarité.