Paris 1900 : Essai d’histoire culturelle (Sciences Humaines et Essais) PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. Aryens ou Arya est un terme qui signifie  noble  qui paris 1900 : Essai d’histoire culturelle (Sciences Humaines et Essais) PDF été utilisé comme autodésignation par les Indo-Iraniens.


Et si Paris, comme d’autres métropoles de légende, vivait surtout d’images ? Si la culture pouvait construire l’espace ? C’est cette hypothèse que voudrait tester ce livre pour l’un des moments les plus forts de la capitale : les années 1890-1910, qui voient surgir la tour Eiffel, naître le métropolitain, tandis que triomphent, sur la scène, Feydeau, Courteline et Rostand. Comment ne pas être frappé par la multitude de textes, littéraires, journalistiques, scientifiques ou touristiques, qui s’emparent de Paris pour en bâtir le mythe ?
Mais il y a plus ici qu’un simple miroir où Paris se contemple. En examinant le jeu des relations sociales, qui est celui des élites d’une capitale se piquant de ne vivre que de culture, on saisit le poids d’un spectacle qui offre, à tout moment, l’espace renouvelé de ses représentations. Chacun tient son rôle, s’appuie sur ses amis ou ses clientèles. Paris est un théâtre.
La métaphore n’est pas sans vertu pour comprendre l’intimité du fonctionnement de la vie culturelle à Paris. En investissant les coulisses du petit monde parisien, on saisit mieux les mutations de la culture des élites face à la montée en puissance d’une civilisation de masse et les réponses de ces élites aux défis de la massification. Un débat où la grande ville moderne intervient de façon prépondérante.

On croyait au XIXe siècle que le terme Aryen était également une auto-désignation utilisée par tous les peuples indo-européens, une théorie qui a été abandonnée. Aryen  a été adopté comme catégorie raciale à travers les œuvres d’Arthur de Gobineau, dont l’idéologie de la race était basée sur une idée du blond européen du Nord qui avait migré à travers le monde et fondé toutes les civilisations majeures, avant d’être dégradé par le mélange racial avec les populations locales. Dans tous les cas, l’utilisation du mot  Aryens  pour désigner l’ensemble des Indo-Européens est un abus que condamnent tous les spécialistes du sujet. Francisé en  aryen , le terme sanskrit védique arya est souvent confondu avec le terme avestique airiya qui signifie  excellent, honorable, noble  en iranien ancien.

La langue et la phraséologie de l’Avesta et du Rig-Véda sont si proches que ces deux textes s’expliquent souvent l’un par l’autre. Nobles , vont former une entité homogène, détachée de la grande mouvance indo-européenne. Cette entité prend place dès le IIIe millénaire entre les mers Caspienne et d’Aral. Vers le IIe millénaire, cette influence culturelle et linguistique va gagner très lentement le Sud, vers l’Iran, l’Inde, mais aussi vers le Proche et le Moyen-Orient. Les Indo-Aryens se sont installés en Bactriane, au sud-est de l’actuel Ouzbékistan et au nord de l’Afghanistan.

Ils ont laissé leur empreinte sur une civilisation de l’âge du bronze, datée de -2200 à -1700. D’autres Indo-Aryens ont migré vers le Moyen-Orient, toujours à partir de la Bactriane. Ils sont intervenus dans la formation du royaume du Mitanni en haute Mésopotamie, vers -1500. Les documents archéologiques ont livré une grande quantité de noms propres védiques, en particulier de noms de dieux.

Certains nationalistes indiens rejettent l’idée que leur langue et leur culture aient pu provenir de l’étranger. 1900 à -1500 et située sur la Volga. Avec eux, se trouvaient les Mèdes, également de langue iranienne. Leur lien avec la culture des tombes à charpente n’est cependant pas clair. L’Iran était autrefois appelé Ērān shahr, expression prononcée Aryānam xshathra dans l’Antiquité et signifiant  royaume des Arya .