Peindre en oubliant la peinture PDF

John Singer Sargent en 1903, photographie de James E. Carolus-Duran, de Léon Bonnat et d’Adolphe Peindre en oubliant la peinture PDF, il étudie à l’École des beaux-arts de Paris.


Au cours de sa carrière, il composa environ neuf cents toiles et plus de deux mille aquarelles, ainsi que d’innombrables croquis et dessins. Avant sa naissance, son père, Fitz William Sargent, est chirurgien ophtalmique au Wills Hospital de Philadelphie. Bien qu’ayant un pied-à-terre à Paris, les parents de Sargent se déplacent avec les saisons à la mer et dans les montagnes de France, d’Allemagne, d’Italie et de Suisse. Alors qu’elle est enceinte, ils s’arrêtent en raison d’une épidémie de choléra à Florence où naît Sargent en 1856. L’Illustrated London News, première source d’inspiration de Sargent. Un an plus tard, naît sa sœur Mary.

Contrairement à son père, sa mère est convaincue que voyager à travers l’Europe, visiter musées et églises, est bon pour l’éducation des enfants. Plusieurs tentatives de lui faire donner un enseignement classique échouent, principalement à cause de leur vie itinérante. Très tôt, elle lui donne des carnets et l’encourage à dessiner au cours de leurs excursions. Fitz William Sargent en vient à espérer que l’intérêt de son fils pour les navires et la mer le conduiront à une carrière dans la marine. Il parle couramment le français, l’italien et l’allemand. L’atelier de Carolus-Duran dispense à la fois une approche académique traditionnelle qui exige une grande rigueur dans le dessin et la couche de fond, mais aussi un travail alla prima, au pinceau, directement sur la toile, comme le faisait Vélasquez.

Elle permet également un épanouissement spontané de la couleur, sans être lié au dessin de la sous-couche. Cet enseignement est sensiblement différent de celui de l’atelier traditionnel de Jean-Léon Gérôme, où les Américains Thomas Eakins et Julian Alden Weir étudient à cette époque. Sa maîtrise de la langue française et son grand talent font que Sargent est à la fois populaire et admiré. Après avoir quitté l’atelier de Carolus-Duran, Sargent visite l’Espagne en 1879. Il se passionne également pour la musique et la danse espagnole qui réveillent son propre talent pour cet art. La musique continuera également à jouer un rôle majeur dans sa vie sociale, en tant qu’accompagnateur de musiciens professionnels et amateurs.