Penser/Rêver, N° 19, Printemps 201 : C’était mieux avant… PDF

Origine Que ce soit juste ou faux, les seringues chantent-elles ? Alors comment justifier une penser/Rêver, N° 19, Printemps 201 : C’était mieux avant… PDF expression ? Le malheur est qu’il semble qu’aucun lexicographe n’a été capable de trouver une explication au moins probable sur l’origine de cette locution qui date du début du XIXe siècle.


« C’était mieux avant ». Qui n’a prononcé ces mots, avec naïveté, nostalgie, sans la moindre haine,
et n’a pensé que, oui, tout ce que nous aimions a trop vite disparu et qu’avant, avant, les moeurs n’étaient pas si brutales, les voitures pas si laides, les idéaux pas si infantiles ? Bref, en ce temps-là la vie était plus belle et le soleil plus chaud qu’aujourd’hui. « Avant » serait toujours connoté par un peu d’origine et sa valeur supposée. La valorisation s’accompagne d’une dévalorisation qui reste non dite, et qui est violente. Ainsi va la haine du changement personnel et social. Or si « avant » traîne après lui un imaginaire fragment d’origine, n’est-ce pas en équilibre avec ce que Freud appelle l’attente croyante, active en chacun ? Mais n’y a-t-il pas, malgré tout, du vrai dans l’idée d’un temps antérieur qui était, certes, un semi-équilibre, mais que l’on n’a pas su maintenir, une sorte de « c’était moins mal » ? Du vrai dans l’idée d’un regret qui laisserait entendre que le passé est mobile ? Ne pas avoir de regrets serait une illustration d’une vie sans passé, une vie qui confondrait le passé et l’avant. Et si avoir des regrets n’était pas, comme on le croit d’abord, regarder vers le passé, mais accueillir le passé dans le présent ?

Il n’est pas impossible aussi qu’il y ait un lien avec la ‘seringue’ qui, en argot, désignait autrefois une personne très niaise. Peut-être considérait-on qu’une idiote ne pouvait que chanter faux ? D’autant plus si on se remémore ce fameux ‘chant’ des casseroles traditionnellement attachées derrière la voiture des mariées. Si un chanteur arrivait à imiter cet infâme bruit et à chanter comme une casserole, on ne pourrait que l’en plaindre, ainsi que son auditoire. Car tout le monde sait que les troupeaux de seringues sauvages ne se rencontrent qu’en avril dans le désert de Gobi où les marins sont d’ailleurs aussi peu présents que dans la toundra. Cela ne vient pas non plus de cette fameuse histoire où, alors qu’elle était perchée là-haut sur sa tour, scrutant l’horizon, et que sa soeur lui criait « Seringue, Seringue, ne vois-tu rien venir ? Gers qui foiegrasdoie et expressio qui disjonctoie ».

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Avoir une voix comme la marmite crevassée. Faut que j’vous dise, les aminches : mon lien cette page, contrib 94 d’hier, je l’ai refait à neuf et repeint dans la nuit. Belge : chanter comme une frite, une fois. Chirstian pour en faire, une fois n’est pas coutume, la brillante démonstration.

Mais m’objecterez-vous, les bananes ne chantent pas ! Chaque année, à cette époque-ci, ma femme et moi et moi nous vaccinons contre la grippe. Nous achetons le vaccin et nous faisons mutuellement la piqûre. Du style : tourne ton cul chlak aïe !