Performances des entreprises cotées et croissance économique: Cas de la bourse régionale des valeurs mobilières de l’Afrique de l’Ouest PDF

Article connexe : Histoire de la Côte d’Ivoire. La situation politique performances des entreprises cotées et croissance économique: Cas de la bourse régionale des valeurs mobilières de l’Afrique de l’Ouest PDF Côte d’Ivoire précoloniale.


Les pays africains de la zone franc ont entrepris, il y a maintenant deux décennies, des réformes de leurs secteurs financiers, avec pour ambition non seulement de restaurer les équilibres nécessaires à leur efficacité et la confiance des agents économiques envers les institutions financières, mais aussi de favoriser la mobilisation des épargnes et la diversification des canaux de financement. L’objectif final étant la relance d’une croissance économique stable et durable. Au sein de la zone UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine), le projet majeur au c?ur de ces réformes fut la création d’un marché financier commun dont la mission est de doter les entreprises des moyens de financement à long terme, qui leur permettraient de réaliser leurs projets les plus productifs et d’accroitre leurs performances. L’autre mission dévolue à ce marché est d’attirer des capitaux étrangers dans la sous-région. Cet ouvrage a pour but de déterminer si, une décennie après sa création, le marché financier a atteint ses objectifs en termes d’amélioration des performances des entreprises et de relance de la croissance économique.

L’économie de la Côte d’Ivoire est caractérisée à l’origine et durant de nombreux siècles par la recherche de l’autosubsistance. Elle est axée sur l’agriculture vivrière et utilise des techniques de cultures itinérantes sur brûlis. Le système des sociétés lignagères d’autre part, pratiqué notamment par les populations lagunaires, Krous et Mandés du Sud. D’une manière générale, l’économie précoloniale se structure autour de divers espaces relativement homogènes. Ceux du Nord et du Centre du territoire sont reliés par un réseau de routes commerciales comportant de nombreux marchés et diverses cités commerciales, animées par des marchands dioula ou des membres des aristocraties dirigeantes locales.

Un type particulier d’échanges, la traite négrière, fait même son apparition dans les zones du littoral. Côte d’Ivoire, dès le début des années 1960 axe sa politique de développement sur l’expansion des exportations de matières premières et la substitution aux importations reposant sur quelques industries. Les stratégies mises en œuvre sont alors particulièrement adaptées aux contraintes extérieures et à l’environnement général. Une telle performance particulière s’explique en partie par la stabilité politique qui distingue alors le pays de la plupart des États africains. L’augmentation de l’endettement extérieur a alors été immédiate autant que la montée de l’inflation.

Le siège du Fonds monétaire international. Le FMI et la Banque mondiale ont impulsé les programmes d’ajustement structurel. Ce second programme vise la réduction du déficit budgétaire et l’augmentation des recettes publiques. Mais le coût social est élevé avec notamment une augmentation du chômage. 1990, la Côte d’Ivoire se résout à déclarer, en mai 1987, son impossibilité de payer les intérêts des emprunts étrangers. Billet de banque de la BCEAO.

Monnaie en cours en Côte d’Ivoire. Après plus de dix ans d’ajustement interne et budgétaire sans succès, la Côte d’Ivoire fait toujours face à un endettement intérieur et extérieur excessifs. Le déséquilibre des dépenses publiques demeure. La dévaluation a permis notamment de favoriser les cultures locales au détriment des importations. Les produits d’exportation se sont en revanche, trouvés durement confrontés à la concurrence et à la surproduction mondiales. L’impact négatif de cette situation sur l’économie est aggravé par le coup de force militaire de décembre 1999 et l’instabilité politique qui en résulte. La crise politico-militaire qui éclate en 2002 aggrave encore la situation.

Burkina Faso, le Mali, le Niger et la Guinée. Agence de banque commerciale fermée par la crise politico-militaire. La façade extérieure sert de lieu de vente de friperie. Aire de stockage de chantier forestier près de Biankouma à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. L’exploitation forestière a joué, pendant plusieurs décennies, un rôle majeur dans l’économie de la Côte d’Ivoire. Toutefois, cette exploitation a des conséquences négatives sur le patrimoine forestier et l’environnement. Mais elle touche surtout les forêts du domaine rural constitué par le couvert forestier non compris dans le domaine permanent de l’État.

Le rythme de destruction auquel cette activité soumet le couvert forestier du pays est difficile à soutenir à long terme. Le gouvernement ivoirien a, de ce fait, été amené à adopter un programme de reboisement impliquant fortement les exploitants forestiers. L’exploitation artisanale des gisements, comme ici à Kossou, est courante en Côte d’Ivoire. Le déclin consécutif conduit à la fermeture de la mine en 1975 et à celle de l’entreprise en 1976, malgré une ultime tentative de reprise d’activités par la société Watson qui se solde par un échec et conduit à la fermeture en 1977. Côte d’Ivoire, et parallèlement à elle, se développent d’autres travaux d’exploitation de gisement dans la région de Séguéla. 1971 avec la fermeture de la Sodiamci. Bien que l’extraction industrielle du diamant soit arrêtée, une exploitation artisanale se poursuit aujourd’hui à Séguéla et Tortiya, situés dans la zone contrôlée par la rébellion ivoirienne.