Petit guide de l’étranger à Tunis PDF

La culture de la Tunisie forme une synthèse des différentes cultures amazighe, punique, romaine, juive, chrétienne, arabe, musulmane, turque et française, qu’elle a intégrées à des degrés divers, ainsi que l’influence des dynasties successives qui ont régné sur le pays. L’histoire de la Tunisie révèle ce passé où les cultures méditerranéennes se sont succédé. Istanbul, permet progressivement aux représentants locaux petit guide de l’étranger à Tunis PDF sultan d’acquérir leur indépendance, qui sera conservée jusqu’à l’instauration du protectorat français, qui participe par ailleurs à la modernisation du territoire.


Petit guide de l’étranger à Tunis / par Édouard Gasselin,…
Date de l’édition originale : 1869

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

L’époque lybico-berbère est une période qui peut être appréhendée de manière ténue, même si les éléments de continuité sont encore nombreux dans la Tunisie actuelle. Par ailleurs, certaines productions locales ne sont pas exemptes de représentations de hiéroglyphes, toutefois celles-ci n’ont d’autre sens que décoratif. On trouve alors dans la sculpture, une évolution d’un style hiératique, presque symbolique, vers un style plus représentatif, idéalisant la perfection d’un corps, d’un état, etc. L’arrivée des Byzantins entraîne la disparition de cette dernière et la restauration d’un réseau dense d’évêchés orthodoxes.

En mathématiques, on peut citer les contributions aux algorithmes de calcul. Grâce à des savants comme Ibn Khaldoun et des écrivains comme Abou el Kacem Chebbi, la Tunisie est ainsi, depuis des siècles, un foyer culturel important que ce soit à l’échelle arabo-musulmane, méditerranéenne ou mondiale. Le protectorat français a quant à lui marqué de son empreinte l’architecture locale en ajoutant un nouveau style urbanistique que l’on peut trouver dans la construction d’une ville nouvelle à plan  hippodamien  juxtaposée à l’ancienne médina de Tunis. Articles détaillés : Drapeau de la Tunisie et Armoiries de la Tunisie. 7 et au thème du  Changement  contribue à la perpétuation de cette tradition. Il s’en démarque toutefois par l’inversion des couleurs du croissant et de l’étoile dans un cercle blanc et le positionnement des deux emblèmes.

Les fêtes religieuses musulmanes, comme l’Aïd al-Adha, l’Aïd el-Fitr ou le Mouled, sont considérées comme des jours fériés. Il existe également une petite communauté de musulmans soufis mais là non plus, il n’existe pas de statistique concernant sa taille. Le pays est parsemé de petites constructions blanches dispersées dans les zones rurales et urbaines appelées zaouïas. Par leur méditation, ces personnages appelés marabouts étaient censés guérir les malades et les aveugles.

De nos jours, les Tunisiens continuent à les prier et à leur demander des faveurs. Ainsi, la khamsa se trouvait déjà sur les tombeaux puniques de l’antique Carthage où elle semblait apporter protection à la dépouille. Le christianisme et le judaïsme sont très minoritaires mais le pays se caractérise par sa tolérance et son ouverture aux autres cultures qui ont fait son identité. Le gouvernement reconnaît également la sainteté des fêtes religieuses des non musulmans, particulièrement celles des religions monothéistes. Articles connexes : Langues en Tunisie et Arabe tunisien. Durant le protectorat français de Tunisie, le français s’impose à travers les institutions, particulièrement l’éducation, qui deviennent un fort vecteur de diffusion. Article détaillé : Liste de musées en Tunisie.

Tunisie traversée sur plusieurs millénaires par bon nombre de civilisations. Dans les années 1970, un programme est mis en place en coopération avec l’Unesco. D’autres musées spécialisés sont également envisagés comme des musées de la culture et des musées de la science. Articles détaillés : Liste du patrimoine mondial en Tunisie et Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en Tunisie. Le programme Mémoire du monde n’a encore rien inscrit pour ce pays dans son registre international Mémoire du monde en 2018. Le cinéma existe en Tunisie depuis son apparition à l’échelle mondiale.

Dès 1896, les frères Lumière tournent des vues animées dans les rues de Tunis. Albert Samama-Chikli réalise les deux premiers longs métrages tunisiens : Zohra en 1922 et Aïn El Ghazel, ou la fille de Carthage en 1924. En 1927, la première société tunisienne de distribution de films, TUNIS-FILM, débute ses activités. La Tunisie ambitionne depuis de devenir un petit Hollywood méditerranéen. Naceur Ktari met en scène des émigrés maghrébins en France qui y sont confrontés au racisme. Son courant musical classique le plus réputé est le malouf.

Issu de l’époque du règne des Aghlabides, il est un type particulier de la musique arabo-andalouse. Côté instruments, les régions urbaines et rurales divergent quelque peu. L’institution ne tarde pas à rassembler une élite de musiciens et de poètes érudits. Dans les années 1960 et 1970, on assiste à l’émergence de compositeurs et d’interprètes travaillant pour la plupart au sein de l’orchestre de la radio-télévision tunisienne. Dans cette vague, la variété occupe une place de choix. Parmi les grands artistes tunisiens contemporains, on peut citer Hedi Habbouba, Saber Rebaï, Nawal Ghachem, Dhafer Youssef, Belgacem Bouguenna, Sonia M’Barek ou encore Latifa Arfaoui. Toutefois, le théâtre tunisien n’a jamais connu un réel développement.

En 1970, sous l’impulsion de l’acteur Aly Ben Ayed, Caligula d’Albert Camus est traduit en arabe et la pièce connaît un grand succès. Moncef Souissi et Ezzedine Madani ont créé un théâtre d’expression populaire et moqueur en tunisien. Le courant dit du Nouveau Théâtre de Tunis a également repris le fil de la dérision : Mohamed Driss en est l’un des auteurs les plus féconds. Il est donc difficile de parler d’une danse tunisienne, d’autant que l’influence égyptienne semble depuis longtemps attestée dans les grandes villes.