Pigeonniers et colombiers des Pays de l’Ain PDF

Entrée du fort de Bourlémont, un  fort d’arrêt  à l’ouest pigeonniers et colombiers des Pays de l’Ain PDF la  trouée de Charmes . Le système Séré de Rivières est un ensemble de fortifications bâti à partir de 1874 le long des frontières et des côtes françaises, en métropole ainsi que dans quelques colonies.


1918, pour former ce que les Allemands ont appelé la  barrière de fer . Son équivalent est en Allemagne la série des forts Biehler, au Royaume-Uni les forts Palmerston et en Belgique les forts Brialmont. Le fort de Charenton, construit en 1842-1845 au sud-est de Paris, dont les cinq bastions forment un pentagone. Une solution à l’augmentation des portées est de construire une ceinture de  forts détachés  pour maintenir l’assiégeant hors de portée du centre-ville à protéger. Siège de Strasbourg en 1870 : canon démonté au milieu des ruines d’un bastion. La citadelle de Strasbourg fut partiellement détruite par les bombardements allemands. La solution envisagée est de recouvrir les structures par des masses de terre.

Portrait du général Raymond Adolphe Séré de Rivières. Parallèlement à l’évacuation des dernières troupes d’occupation allemandes en 1873, est créé le  Comité de Défense  qui siège de 1872 à 1888. Ce comité a pour mission la réorganisation défensive de toutes les frontières de France, aussi bien terrestres que maritimes. Séré de Rivières est désormais la tête pensante du Comité en ayant tous les pouvoirs nécessaires pour faire admettre ses idées et les réaliser sans réelle opposition. Créer sur la frontière qui s’étend de Calais à Nice, en arrière de cette frontière et jusqu’à Paris, un système défensif général en tenant compte des conditions de la guerre moderne, des effectifs mis en ligne, de l’importance des chemins de fer et des progrès de l’artillerie. Le programme complet des fortifications proposé au Comité de Défense est estimé à 400 millions de francs. 88 millions, dont 29 au titre de l’année 1874.

Séré de Rivières est évincé du Comité le 10 janvier et mis à la retraite. Malgré cela, on continue les travaux prévus, tranche par tranche, sous la direction de Cosseron de Villenoisy. Les nouvelles places fortes doivent s’adapter aux progrès de l’artillerie. En arrière de la ligne de forts, on retrouve toute une série de bâtiments destinés au soutien logistique. Ainsi au centre des places on trouve les magasins centraux de vivres, de matériels et de munitions. Ces magasins permettent de ravitailler les forts et la ligne de front. Tirant les leçons du siège de Metz de 1870 qui avait montré qu’une armée pouvait se retrouver assiégée dans un camp retranché et qu’on ne pouvait pas se limiter à fortifier uniquement quelques places fortes, Séré de Rivières développe le principe des rideaux défensifs entre ces places.

Albertville, Bourg-Saint-Maurice, fort du Replaton en Haute-Maurienne, etc. Sont ainsi volontairement aménagées des trouées pour  canaliser  les percées ennemies. Ces trouées débouchent toutes sur des places fortes de seconde ligne destinées à fixer l’avancée ennemie pendant que les troupes manœuvrent sur les flancs de ces armées pour pouvoir les prendre à revers. La couche de terre sert de protection, dissipant la puissance explosive des premiers obus.