Poèmes pour tous : Par Paul Eluard, choix de poèmes, 1917-1952 PDF

René Char, dit Capitaine Alexandre, à Céreste, en 1944. René Émile Char est le benjamin des quatre enfants issus des secondes noces, en 1888, d’Émile Char, négociant né en 1863 à L’Isle-sur-la-Sorgue, et poèmes pour tous : Par Paul Eluard, choix de poèmes, 1917-1952 PDF Marie-Thérèse Rouget, sœur de sa première épouse, Julia Rouget, morte en 1886 de tuberculose un an après leur mariage. René Char ses sœurs, Julia et Émilienne, ont dix-huit et sept ans, son frère Albert en a quatorze.


Son grand-père paternel, Magne Albert Char, dit Charlemagne, enfant naturel et abandonné, né en 1826 à Avignon, placé dans une ferme du Thor puis plâtrier à L’Isle-sur-la-Sorgue, avait épousé en 1858 Joséphine Élisabeth Arnaud, fille de meunier. Son père Joseph Émile Magne Char, qui a abrégé son nom, est maire de L’Isle-sur-la-Sorgue à partir de 1905 et devient en 1907 administrateur délégué des plâtrières de Vaucluse. René Char passe son enfance aux  Névons , vaste demeure familiale dont la construction au milieu d’un parc venait d’être achevée à sa naissance, et où logent également ses grands-parents Rouget. En 1913 René Char entre à l’école. Mordu en 1917 par son chien enragé, il est l’un des premiers à recevoir à l’hôpital de Marseille le vaccin mis au point par Pasteur. Après la mort de son père, le 15 janvier 1918, d’un cancer du poumon, les conditions matérielles d’existence de la famille deviennent précaires. Après avoir travaillé à Cavaillon dans une maison d’expédition de fruits et légumes, il effectue en 1927 son service militaire dans l’artillerie à Nîmes, affecté à la bibliothèque des officiers.

La Sorgue au Partage des eaux. Au début de l’année 1929, René Char fonde à l’Isle-sur-la-Sorgue, aidé financièrement par le directeur de la maison d’expédition de Cavaillon où il avait travaillé, la revue Méridiens avec André Cayatte, rencontré lors de son service militaire. Elle connaîtra trois numéros de mai à décembre. Le 14 février 1930 les surréalistes saccagent à Paris le bar  Maldoror , lors d’une bagarre au cours de laquelle Char est blessé d’un coup de couteau dans l’aine. Aragon, Breton, Char et Éluard fondent en juillet 1930 la revue Le Surréalisme au service de la révolution.

Ses poèmes d’Artine paraissent en novembre aux Éditions surréalistes, chez José Corti, avec une gravure de Dalí. Il demeure principalement à l’Isle l’année suivante mais va en février retrouver en Suisse Éluard et Crevel, au sanatorium de Davos. En avril il accueille Tzara et sa femme Greta Knutson à l’Isle, et les rejoint avec Éluard à Nice en septembre. Nush lui rendent visite au Cannet en janvier 1937. La Haye où elle travaille à la Cour internationale de justice, liaison rapidement interrompue par son mari.

Georgette à Paris, rue des Artistes. Le village de Céreste, au temps des monts enragés et de l’amitié fantastique. Résistance,  école de douleur et d’espérance . Il commande la section atterrissage parachutage de la zone Durance. Billets à Francis Curel, datés des années 1941 à 1948 et recueillis dans Recherche de la base et du sommet. Dissident dans l’âme et homme de principes, Char finit par devenir un rebelle chez les rebelles, puis un rebelle chez les subordonnés lors de sa seconde expérience de l’armée.