Précis d’histoire moderne PDF

Depuis la nuit des temps, l’humanité suppose que les objets ont leur propre vie et qu’ils sont capables d’entrer en contact avec nous et même d’précis d’histoire moderne PDF dans notre existence. Ardèche, comporte plus de 400 dessins d’animaux, parfois exécutés l’un à côté de l’autre, comme multipliés.


Leur étude a fait avancer une théorie selon laquelle ces dessins étaient une manière de figurer le mouvement des animaux. Le photographe Marc Azéma a relié à la même échelle, par informatique, la reproduction de certaines peintures. Selon d’autres chercheurs, tels que Gilles Deleuze, il faut se garder de chercher de telles traces d’un cinéma des cavernes. Quand on s’interroge sur la préhistoire du cinéma, il arrive qu’on tombe dans des considérations confuses, parce qu’on ne sait pas où faire remonter ni comment définir la lignée technologique qui le caractérise. L’environnement culturel et technologique ne permet pas d’imaginer une volonté de mise en mouvement, réelle ou illusoire.

Cheval de la grotte de Lascaux. La reprise de certaines postures animales juste à côté d’un premier dessin, peut laisser supposer qu’il ne s’agit que d’une série de tentatives visant à mieux représenter le sujet ou peut-être de renouveler leurs invocations magiques. Article connexe : vase de Shahr-i Sokhta. Des fouilles entreprises dans les années 1960-1970 sur les ruines de Shahr-e Sokhteh, ont mis au jour un vase en terre cuite décoré de cinq vignettes qui représentent les phases du saut d’une chèvre attrapant le feuillage d’un arbuste. Un photographe a reproduit les vignettes et les a mises en mouvement sur ordinateur : la chèvre saute pour saisir une feuille, et reprend contact avec le sol, en boucle.

En revanche, il est évident qu’il a dessiné ses vignettes en les ordonnant intentionnellement dans le sens du mouvement. Les ombres chinoises ou Pi-Ying utilisent des figurines plates, soit opaques, soit translucides et colorées, fixées à une tige horizontale, plaquées contre un écran éclairé par une lampe à huile à travers lequel on les voit nettement. Parmi les personnages les plus célèbres du théâtre d’ombres, on peut citer Karagöz en Turquie et Karaghiosis en Grèce. Le théâtre de marionnettes va plus loin dans le merveilleux, il repose sur l’illusion qu’un objet inanimé, une poupée en volume, est doué d’une conscience propre, conscience qu’il manifeste par des gestes qui en vérité lui sont communiqués par un ou plusieurs marionnettistes. Les images projetées étaient choisies par leur côté mystérieux ou surnaturel, car les projections des premières lanternes étaient très peu lumineuses et exigeaient un local plongé dans l’obscurité, lieu propice à toutes les rêveries et les fantasmes. Des sujets fantastiques, comme des monstres, des diables, ou des anges, convenaient parfaitement à ces apparitions lugubres et macabres. Le jouet optique explique scientifiquement les principes de notre perception du mouvement.

Ce sont les différentes variations entre ces impulsions qui le conduisent à déterminer qu’un objet est fixe ou se déplace. Cette interprétation peut d’ailleurs le tromper, c’est ce qui provoque l’illusion d’optique, comme l’impression de partir alors que l’on est dans un train à l’arrêt et que le train voisin se met en route. La perception du mouvement à partir de ces objets parfaitement fixes que sont les dessins des jouets de salon, ou les photogrammes d’un film, est la perception d’un déplacement fictif, reconstitué par notre cerveau par l’effet bêta. Encore faut-il impulser le passage de l’un à l’autre de ces objets par une mécanique adéquate.

Ils mariaient l’initiation scientifique avec le plaisir de la découverte, souligné par le côté récréatif des sujets proposés. Il s’agissait d’éduquer les rejetons des classes aisées qui avaient les moyens d’acquérir ces objets coûteux. Petit disque pivotant sur lui-même, en bois, carton, etc. 1832 – le Phénakistiscope, inventé par le Belge Joseph Plateau. Disque rotatif en carton, sur lequel sont imprimés 12 ou 16 dessins, qui représentent les positions successives que prend un corps pour exécuter un geste. 1832 – le Stroboscope, inventé par l’Autrichien Simon Stampfer. Disque rotatif à 12, 16, 18 et 24 dessins sur deux rangs, vus à travers des fentes.

Zoetrope en anglais, inventé par l’Anglais William George Horner. Cylindre rotatif à l’intérieur duquel on dispose sur son pourtour 12 ou 18 dessins, séparés l’un de l’autre par des fentes. L’observateur regarde l’intérieur du cylindre par les fentes diamétralement opposées aux dessins. Kinesticope, inventé par l’Autrichien Franz von Uchatius.