Précis de lexicologie anglaise PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Les emprunts sont le plus souvent des noms, des verbes, des adjectifs : c’est-à-dire qu’ils appartiennent aux classes lexicales dont le vocabulaire peut être étendu, dites  ouvertes . Il faut aussi signaler le cas des calques, qui ne sont pas précis de lexicologie anglaise PDF emprunts de lemmes mais de sens seuls, lesquels sont traduits à la lettre dans la langue d’arrivée.


L’apprentissage du vocabulaire d’une langue vivante est une réédition moderne du mythe de Sisyphe, sauf si l’on sait que la plupart des mots et des sens sont dérivés d’un nombre relativement restreint d’unités lexicales, par le jeu d’un nombre limité de mécanismes, dont la connaissance permet de  » reconnaître  » quantité de mots que l’on n’a jamais appris. Ce Précis, rédigé par un spécialiste reconnu de la lexicologie anglaise, présente ces mécanismes et leurs combinaisons, dont l’étude constitue la clé de l’apprentissage du vocabulaire anglais. Au-delà de ce propos utilitaire, il permet aux étudiants d’anglais, du premier cycle à l’agrégation, ainsi qu’aux professeurs, dont il enrichira notablement l’enseignement, d’acquérir une connaissance en profondeur de la dynamique d’une langue devenue planétaire.

Ainsi, le superman anglais et le surhomme français sont des calques de l’allemand Übermensch. Elles ne s’excluent bien sûr pas les unes les autres. Tout d’abord, un signifiant pour un signifié nouvellement apparu peut manquer dans la langue empruntant le mot. En cas d’interférence linguistique, l’emprunt devient très fréquent. L’emprunt peut aussi faire partie d’un phénomène de mode plus général. Il n’est qu’une des manifestations de la volonté d’imiter une culture alors sentie comme plus prestigieuse. Néanmoins, la plupart des emprunts redondants – dus à des effets de mode – ne se lexicalisent pas.

Avec le temps, des mots empruntés peuvent s’être lexicalisés et ne plus être sentis comme des emprunts. Nombre de mots sont d’anciens emprunts que seuls les spécialistes d’étymologie peuvent identifier comme tel. Il est évident que le locuteur lambda n’a pas conscience d’utiliser si souvent des mots étrangers : tous ne lui apparaissent pas comme tels car certains, anciens dans la langue, ont été adaptés. Certains États peuvent mettre en place des dispositifs législatifs pour limiter le nombre d’emprunts aux langues étrangères. En passant d’une langue à une autre, les mots sont susceptibles d’être adaptés phonétiquement, d’autant plus quand ces mots sont empruntés indirectement.