Prêtres et religieux victimes des nazis PDF

Les premiers gardiens SS de Dachau en 1933. Le camp de Dachau est le premier camp prêtres et religieux victimes des nazis PDF concentration mis en place par le régime nazi. Son ouverture est annoncée par Heinrich Himmler le 20 mars 1933 et des prisonniers y sont amenés dès le lendemain.


 » De tous les corps sociaux, c’est le clergé qui a sans conteste payé le plus lourd tribut à la libération du pays et à la résistance à l’oppression spirituelle.  » Ainsi que le souligne le cardinal Saliège dans sa préface, il est urgent de rendre à l’Eglise catholique ce qui lui appartient. Durant la 2nde Guerre, celle-ci a su manifester l’héroïsme de l’amour auquel se résume la foi qu’elle professe : le livre de Jean Pélissier vient rappeler à propos combien les chrétiens, et plus spécialement leurs pasteurs, prêtres et religieux sont capables d’entendre l’appel du martyre quand retentit la gravité de l’heure. La richesse de ce livre vient de la multiplicité des témoignages apportés : pas une région de France qui ne soit douloureusement représentée. Elle vient aussi de l’extrême simplicité avec laquelle chacune de ces vies a été offerte, en silence, avec la discrétion de tout ce qui se donne sans retour. En nous rendant proches ces récits de martyrs qui ont vécu, il y a encore si peu de temps, le livre de Jean Pélissier nous permet de toucher du doigt le mystère d’un passage vers le don total de sol par amour pour le Christ, dont l’anachronisme jette une lumière radicale sur le monde qui est le nôtre.

C’est le premier camp de concentration important construit en Allemagne, l’un des rares construits avant la mort du président von Hindenburg en 1934. Chacun y connaît la souffrance, la faim et y côtoie la mort. Dachau compte plus de 100 kommandos qui, avec le camp central, regroupent 75 000 détenus. Les prisonniers à leur repas, en 1933. De l’extérieur, le camp semble être un banal poste militaire entouré d’un haut mur de briques. Des tours de garde bordent l’ensemble. En juin 1944, un premier convoi de plusieurs centaines de Français arrive à Dachau.

Selon les enregistrements répertoriés, plus de 30 000 personnes périssent dans le camp même. Les malades et les inaptes au travail sont transférés au château de Hartheim, où des milliers sont assassinés au gaz. Sigmund Rascher où des médicaments sont expérimentés sur les prisonniers, notamment pour tester leur résistance à la maladie. Les prisonniers dorment dans des lits superposés et se disputent les lits supérieurs, afin de ne pas recevoir les excréments qui suintent vers le bas. Ceux qui tentent de s’échapper et qui sont repris subissent un traitement spécial de punition dans un cantonnement tenu par les SS et la Gestapo avec pratique de la torture.

Les nazis pénètrent peu dans les lieux et l’état-major reste cantonné à la Kommandantur. La discipline est assurée par des Kapos, eux-mêmes détenus et choisis par les nazis pour leur absence d’empathie envers les prisonniers. Il est également possible que sa longueur crée un déséquilibre dans l’article, au point d’en compromettre la neutralité en accordant à un aspect du sujet une importance disproportionnée. Courant 1940, les évêques allemands et l’Église catholique obtiennent des autorités du Reich que les membres du clergé en détention soient regroupés à Dachau, ce qui est entériné en décembre 1940. Les prêtres sont alors placés dans le bloc 26 en bordure du camp, séparés des autres détenus.

L’autorisation de construire une chapelle dans le camp est accordée. L’accès à la chapelle est dès le départ réservé aux membres du clergé. Les conditions de vie des prêtres s’améliorent rapidement. En octobre 1941, certains privilèges des religieux sont supprimés, ou réservés aux prêtres allemands qui sont seuls autorisés à dire la messe. Le bloc 26 est réservé aux religieux allemands. Les conditions sont par la suite variables, par exemple avec des périodes où toute célébration religieuse est interdite.