Pratique du Bouddha de la Médecine (Pratiques) PDF

Une recherche rapide par mot-clé dans le site ? Pendant une vingtaine d’années, il a animé le Valley Zendo, un petit centre zen dans le Massachussetts, aux États-Pratique du Bouddha de la Médecine (Pratiques) PDF. Traduit de l’anglais et reproduit avec l’aimable autorisation d’Isshô Fujita. Il semble qu’il y ait une erreur courante sur le zazen, car certaines personnes pensent qu’il s’agit d’une technique qui permettrait d’atteindre un état de « non-pensée ».


« La meilleure manière de guérir la maladie est d’utiliser notre esprit – autrement dit, de pratiquer la méditation. Non seulement c’est la méthode la plus efficace, mais de plus elle ne présente aucun effet secondaire fâcheux. Et, tout autant que de guérison, cette pratique est facteur de paix, de calme et de tranquillité dans votre cœur. Puis, le bonheur dont vous jouissez rayonne sur les autres et ainsi vous leur êtes également bénéfique.
L’une des meilleures méditations de guérison est celle du Bouddha de la Médecine, qui est la manifestation de l’énergie de guérison de tous les êtres éveillés. »
Lama Thoubtèn Zopa Rinpoché

Ce livret propose une pratique de méditation sur le Bouddha de la Médecine, un être pleinement éveillé dont le but est autant de guérir la maladie que d’empêcher son apparition. Cette pratique de méditation a été traduite [du tibétain en anglais] par Lama Zopa Rinpoché pour ses étudiants, ainsi que pour tous les êtres qui souhaitent guérir de leurs maladies, mentales ou physiques. Puissent tous les êtres vivants en bénéficier.

Une telle compréhension du zazen suppose qu’un certain état d’esprit peut être atteint par une influence, une technique ou une méthode. En Occident, zazen est habituellement traduit par « la méditation zen » ou par « la méditation assise ». Il est vrai que de nombreuses pratiques de méditation de la tradition bouddhiste aident à réaliser ces objectifs, et cela peut certainement être une utilisation habile de ces méthodes méditatives. Le zazen cependant, tel qu’il était compris par le maître zen Dôgen, est quelque chose de différent, qui ne peut être classé comme une méditation au sens indiqué ci-dessus. Il serait donc utile que l’on examine quelques-unes des différences entre le zazen et la méditation. Son Shôbôgenzô est l’un des grands chefs-d’œuvre de la tradition doctrinale bouddhiste.

Dôgen utilise de nombreuses expressions pour décrire le zazen. L’un d’entre eux est gotsuza, ce qui signifie « s’asseoir immobile comme une puissante montagne ». Un terme proche d’une grande importance est kekkafuza, « la posture du lotus », que Dôgen considère comme la clé de zazen. En d’autres termes, la méditation s’ajoute au kekkafuza. Pour Dôgen, d’un autre côté, le but du zazen consiste juste à s’asseoir correctement en kekkafuza.

Il n’y a strictement rien d’autre à ajouter. Kôdô Sawaki rôshi, le grand maître zen au Japon du début du XXe siècle disait : « Asseyez vous juste en zazen, et c’est tout. Dans cette compréhension, le zazen dépasse le dualisme du corps et de l’esprit. La plupart des méditations, au sens où on l’entend conventionnellement, sont des activités centrées sur la tête. En raison de nos fonctions cortico-cérébrales hautement développées, nous avons tendance à assimiler la conscience de soi, le sens d’un « je », avec la tête, comme si la tête était le personnage principal de la pièce, et le corps le serviteur qui suit les ordres de la tête. Mais du point de vue de la médecine orientale, il ne s’agit pas simplement d’une prétention de la tête mais d’une totale mécompréhension de la vie.

Alors que la plupart des méditations tendent à se concentrer sur la tête, le zazen se concentre plus sur la structure d’un corps-esprit total et vivant, laissant la tête exister sans lui donner une quelconque prééminence. Lorsque la tête est dans la suractivité, une vie divisée et déséquilibrée apparaît. Mais dans la posture de zazen, elle apprend à trouver sa juste place et sa fonction dans la dimension d’un corps-esprit unifié. Lorsqu’on apprend au début à faire zazen, on ne peut l’appréhender dans sa totalité ou d’un seul coup. Mais après avoir passé cette étape préliminaire, toutes les instructions données comme des pièces séparées dans le temps et l’espace doivent être intégrées en un tout dans le corps-esprit du pratiquant de zazen. Lorsque le zazen devient zazen, shôshin taza est actualisé. Comment cette qualité d’être total et un se manifeste-t-elle dans la posture assise de zazen ?