Première interrogatoire de Louis XVI au château des Tuileries PDF

Cette page est en semi-protection longue. Le siège et la reddition de la forteresse royale s’inscrivent dans une première interrogatoire de Louis XVI au château des Tuileries PDF de vide gouvernemental, de crise économique et de tensions politiques à la faveur de la réunion des états généraux et de leur proclamation par le tiers en Assemblée constituante. Si son importance est relative sur le plan militaire, l’événement est sans précédent par ses répercussions, par ses implications politiques et son retentissement symbolique. Il y en eut six parmi les assiégés, dont le gouverneur de Launay.


Il marque l’effondrement de l’administration royale et provoque une révolution municipale. La capitale puis le pays se mobilise derrière les constituants. De plus, il est immédiatement mis en scène et célébré par ses partisans. Il revêt par la suite une charge symbolique extrêmement forte dans la culture politique républicaine.

La Fête de la Fédération fut organisée à la même date l’année suivante, pour coïncider avec le premier anniversaire de l’évènement. La date du 14 juillet fut choisie en 1880 pour célébrer la fête nationale française en souvenir de cette double commémoration. C’était, dit un observateur, c’était un temps orageux, lourd, sombre, comme un songe agité et pénible, plein d’illusions, de trouble. Solages, un noble, criminel, enfermé à la demande de sa famille, probablement pour inceste. Cette image, dont témoignent les cahiers parisiens explique pour une part l’ émotion populaire  de cette journée du 14 juillet. Lorges,  un malheureux vieillard qui fut trouvé chargé de chaînes, à moitié nu, avec des cheveux et une barbe de divinité fluviale, au fond d’un cachot où ne pénétrait pas la lumière et dont les murailles suintaient l’humidité .

Liste des prisonniers enfermés à la Bastille du 1er au 14 juillet 1789. Frontispice des Mémoires sur la Bastille de Linguet, 1783. Le premier témoignage écrit sur la prison est le livre des pseudo-mémoires d’un calviniste français, Constantin de Renneville, qui livre une histoire fantasmée de la Bastille. Les récits  antibastillonnaires  se multiplient dans les années 1770 – 1780. L’imagerie pré- et post-révolutionnaire, notamment par les gravures, a largement contribué à entretenir le mythe d’une Bastille abritant des cachots où pourrissaient les victimes de la monarchie.