Problèmes Sociaux Contemporains PDF

Selon Claude Zilberberg , le paradigme de la responsabilité est à construire. Cependant la responsabilité est sans cesse évoquée dans nombre de débats contemporains. La responsabilité renvoie problèmes Sociaux Contemporains PDF la figure du « vis-à-vis ».


Les sciences de la société se sont emparées de la question sociale avec leurs méthodes propres sans y apporter une délimitation commune, ni poursuivre des objectifs aisés à concilier. Une approche interdisciplinaire des « problèmes sociaux contemporains » est néanmoins particulièrement à même de repérer les causes de nombreux phénomènes, d’aider à établir des corrélations entre paramètres et de mettre l’accent sur les déterminants internationaux, nationaux ou locaux, les interventions publiques ou privées, les attitudes, croyances et habitudes d’esprit. Afin d’appréhender les politiques sociales, d’en faciliter la contextualisation, d’apprécier leurs capacités à répondre à l’impératif de solidarité entre tous les individus, de favoriser un regard lucide, critique et constructif sur une réalité de plus en plus complexe, l’auteur s’appuie sur une douzaine de thèmes, aisés à relier entre eux : – Les modèles sociaux – La protection sociale – L’intégration des immigrés – Handicap et société – L’incivilité – Gratuité et service public – Les sectes religieuses – Les musées nationaux – Audiovisuel et diversité culturelle – Sport et politique – Le tourisme international – L’action humanitaire Cet ouvrage s’adresse aux étudiants en Droit, Science politique, AES, Sociologie, Histoire, Économie et Gestion. Il répond aux exigences des Licence et Master, des diplômes des IUT, mais aussi des épreuves de culture générale des concours administratifs ou des écoles de commerce.

Liberté et responsabilité sont très impliquées et la responsabilité serait la condition de la vraie liberté et comme l’a dit Victor Hugo, « Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité ». S’appuyant sur les fondements de la responsabilité éthique, cet article propose une réflexion centrée sur les divers aspects de la responsabilité éthique professionnelle, sans sous-estimer les implications économiques, sociales, voire environnementales, qui influencent le rapport des droits et des devoirs des travailleurs sociaux. RESPONSABILITE ETHIQUE : RAPPEL DES FONDAMENTAUX Résumons brièvement qu’étymologiquement, le terme « responsabilité » provient du verbe latin respondere qui signifie obligation de « répondre », se porter « garant ». Ce mot trouve aussi son origine dans la racine latine sportio qui recouvre l’idée de se porter caution, d’être garant d’événements qui vont se produire, de se référer à un mécanisme projectif, tourné vers l’avenir. Sous le premier aspect, être responsable, c’est apporter son concours à une autre personne, ce qui suppose fraternité et solidarité, une relation éthique. Le « je veux » précède « je dois ». Mais la responsabilité se situe surtout par rapport aux autres.

C’est les assumer avec leurs demandes. Sous le second aspect, être responsable, c’est être redevable de ses actes devant la loi, dans une relation juridique. Dans « l’Éthique à Nicomaque  », Aristote pose le principe de la responsabilité, il affirme que l’homme doit répondre de ses actes dès lors qu’il en a pris l’initiative et qu’il est même responsable de son irresponsabilité. Les travailleurs sociaux peuvent-ils s’accorder – en dépit de leurs identités professionnelles différentes et de leurs emplois très variés – sur cette question majeure de la responsabilité éthique ? La réponse devrait être positive puisque le travail social postule le principe de la primauté et de la valeur de la personne, de sa singularité En ce sens, ils rejoignent P.

RESPONSABILITE ETHIQUE ENVERS LES USAGERS : UN ENGAGEMENT Pour le professionnel, à cette responsabilité personnelle s’ajoute celle de la fonction. La responsabilité éthique personnelle se conjugue en effet avec la responsabilité éthique professionnelle. Le pouvoir concerne la capacité de modification appliquée à « l’espace-temps » humain. Au commencement est la relation », selon la formule de Bachelard, et la relation est en écho à celle de réciprocité des personnes, celle de responsabilité exercée unilatéralement de l’un sur l’autre. Cette responsabilité est chaque jour en oeuvre en même temps qu’elle est anticipative et se conjugue avec « le futur antérieur ». Car l’étendue de la responsabilité suppose une grande lucidité qui voit bien au-delà de l’immédiateté, pour anticiper des conséquences lointaines dans le temps et l’espace.

Or, bien souvent, face aux situations difficiles, on observe que les notions de responsabilité, de culpabilité, de défense, sont confondues les unes avec les autres. UNE RESPONSABILITE ETHIQUE PARTAGEE La responsabilité du travailleur social s’exerce avec d’autres, dans un métier qui a ses attendus et sa propre culture, et dans des institutions qui ont leur cadre de références. Au sein de l’institution employeur, l’exercice de la responsabilité est le fait de tenir son poste de manière optimale, et la responsabilité éthique partagée est à la fois dans l’institution envers la personne, et de l’institution envers la société. Au sein de l’obligation institutionnelle pour le travailleur social – qui comprend de mener des actions répondant aux problèmes des personnes, de s’acquitter des tâches nécessaires et de répondre de leur exécution à l’autorité compétente, suivant des critères établis -, la responsabilité éthique est une charge à assumer, qui prend garde à la réalisation des personnes vis-à-vis desquelles on est moralement engagé, tout en prenant en compte leur histoire, la mémoire du passé et le projet. La responsabilité contractuelle du travailleur social envers l’institution pose le problème de la liberté formelle et de l’autonomie réelle.