Produire une identité: Le personnage homosexuel dans le roman français de la seconde moitié du XIX e siècle (1859-1899) PDF

Lord Alfred Douglas, surnommé  Bosie , et Oscar Wilde, en 1894. L’homosexualité et d’autres thèmes comme le changement de sexe ou la bisexualité sont présents dans la littérature depuis les origines, et de plus en plus fréquents dans les livres contemporains. Cette conception se reflète dans les textes de Platon, qui évoque la pédérastie, et dans produire une identité: Le personnage homosexuel dans le roman français de la seconde moitié du XIX e siècle (1859-1899) PDF poèmes de Sappho célébrant la beauté féminine.


S’inscrivant dans le sillon inauguré par les travaux de Michel Foucault et des représentant/e/s du courant constructiviste des études gaies et lesbiennes anglo-saxonnes, ce livre se propose de retracer le volet romanesque de la production discursive d’une « identité homosexuelle » spécifique dans la seconde moitié du XIX e siècle. Le corpus analysé se compose d’une quinzaine de romans publiés en France entre 1859 et 1899.

Un aperçu de ces sujets dans la littérature illustre le changement culturel du regard sur la diversité de l’orientation sexuelle à travers les âges. Dans la mythologie égyptienne, un mythe d’un dieu appelé Atoum, ancêtre de tous les dieux. Il possédait à la fois l’essence du masculin et du féminin. Parmi les mythes des Textes des Pyramides, se trouve l’histoire d’un incident homosexuel lorsque Seth et Horus entrent en concurrence pour obtenir le pouvoir.

Seth était le frère d’Osiris, qui incarne la vigueur virile. Son adversaire était Horus, le fils d’Osiris. Pour les anciens Égyptiens, un recueil de prières, d’incantations et de sorts, écrit sur un papyrus inséré dans le sarcophage ou sur le mur de la tombe avait pour but d’assurer le succès de la personne décédée à toutes les étapes de la route dans l’au-delà, avant d’atteindre l’immortalité. Il convient de souligner que la relation homosexuelle n’est pas alors considérée comme un acte sexuel, mais comme une manifestation de la domination d’un homme sur un autre. Le rapport pourrait être une telle honte pour le passif, car il impliquait la soumission, l’abandon. L’Épopée de Gilgamesh est une œuvre de l’ancienne Mésopotamie, qui remonte à 2300-2200 av. Gilgamesh est un souverain sumérien semi-divin, et son ami Enkidu est un homme.

Les deux héros se combattent, sans trouver d’issue, et deviennent amis. Mais Enkidu doit mourir à cause de son rôle dans le meurtre du taureau céleste Humbaba, et de la jalousie de la déesse Ishtar. Atteint d’une maladie grave envoyée par les dieux, Enkidu meurt dans les bras de son ami. Gilgamesh pleure pendant longtemps Enkidu, ne permettant pas de l’enterrer parmi les morts. Sodome et Gomorrhe sont deux villes décrites comme pratiquant le vice. Dieu dit, parlant d’elles à Abraham :  Leur péché est énorme ! L’affection de Ruth pour sa belle-mère Naomi est extrême.

Le Nouveau Testament comporte également plusieurs allusions à l’homosexualité, souvent montrée comme détestable. Par exemple Paul écrit, dans son Épître aux Romains  Les femmes on changé l’usage naturel en celui qui est contre nature. La littérature et la philosophie de la Grèce antique ont leurs origines dans les mythes, qui apparaissent également dans des contextes associés à la communauté LGBT, y compris ceux qui sont de retour dans les œuvres littéraires modernes. Les mythes grecs nous apprennent que le souverain des dieux olympiens, Zeus, a entretenu des aventures amoureuses, et parmi ces nombreuses passades, il s’est pris d’engouement érotique pour le beau Ganymède. Un beau jeune homme, qui a charmé le dieu était censé être le prince de Sparte Hyacinthe, qui est tombé amoureux d’Apollon. Le dieu l’aime tellement qu’il lui a enseigné à tirer à l’arc et à jouer de la lyre.