Question sociale, salaire : idées d’un artilleur PDF

Fils d’officier de petite noblesse, il commence sa carrière militaire comme simple lieutenant lors des guerres de la Révolution. Avec le retour de Louis XVIII et la Restauration, Marmont est fait major-général de la Question sociale, salaire : idées d’un artilleur PDF royale puis pair de France en juin 1814. Il assiste impuissant au retour de Napoléon lors des Cent-Jours et doit s’exiler avec le roi Louis XVIII à Gand.


Question sociale, salaire : idées d’un artilleur / par Ernest Bottard,…
Date de l’édition originale : 1885

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Lors de la Seconde Restauration, Marmont se remet au service des Bourbons mais sans en recevoir d’avantages équivalents à ceux qu’il avait sous l’Empire. Il reste toutefois major-général de la Garde royale et c’est à ce titre qu’il s’oppose en juillet 1830 à la révolution de Juillet. J’ai été placé, en peu d’années, deux fois dans des circonstances qui ne se renouvellent ordinairement qu’après des siècles. J’ai été témoin actif de la chute de deux dynasties. La première fois le sentiment le plus patriotique, le plus désintéressé, m’a entraîné. J’ai sacrifié mes affections et mes intérêts à ce que j’ai cru, à ce qui pouvait et devait être le salut de mon pays. Peu de gens ont apprécié le mérite de ma première action.

Elle a été au contraire l’occasion de déchaînements, de blâmes et de calomnies qui ont fait le malheur de ma vie. Aujourd’hui, je suis l’objet de la haine populaire, et il est sage à moi de considérer ma carrière politique comme terminée. En 1789, Marmont a à peine 15 ans lorsque grâce à ses relations son père lui fait obtenir le brevet de sous-lieutenant d’un bataillon de milice de Chartres. Alors que la Révolution se déchaine, Marmont poursuit ses études à Dijon où il se distingue particulièrement en mathématiques.

Il s’inscrit à l’école d’artillerie de Châlons en janvier 1792 et obtient son diplôme en août, finissant 20e de sa promotion. Chalons, Marmont rencontre Duroc, artilleur comme lui. Comme la plupart des jeunes militaires de sa génération, Marmont adhère aux idées libérales de l’époque mais conserve un goût prononcé pour l’ordre public. En 1793, il est réaffecté à l’armée républicaine des Alpes commandée par Kellermann où il reçoit son baptême du feu contre les Piémontais. Bonaparte accusé d’être partisan de Robespierre est disgracié. Marmont quitte son poste à l’armée d’Italie pour suivre son général à Paris. Marmont est alors, avec Junot, dans le premier cercle d’amis de Napoléon.

En 1795, Marmont obtient une affectation dans l’artillerie de l’armée du Rhin et il quitte Paris et Bonaparte pour Mayence où l’armée française tente de prendre la ville aux Autrichiens. Au début de 1796, Marmont est rappelé à Paris par Bonaparte, devenu entretemps commandant en chef des armées de l’intérieur et sauveur de la République après son action du 13 vendémiaire. Marmont est fait chef de bataillon rattaché à l’état-major de Bonaparte. Horace Vernet, Charge du pont d’Arcole. Marmont participe à la brillante campagne d’Italie. Il se distingue notamment à la bataille de Lodi où il effectue plusieurs charges de cavalerie ce qui lui vaut un sabre d’honneur. 1797 débute avec la victoire de Rivoli le 14 janvier puis la prise de Mantoue le 2 février.

Marmont est ensuite de nouveau envoyé contre les armées du Pape, sous le commandement du général Victor. Jean-Léon Gérôme, Bonaparte devant le Sphinx. Le 15 mai 1798, il s’embarque à Toulon dans la flottille qui conduit le général Bonaparte et son armée en Égypte. Le 10 juin la flotte française arrive devant Malte et Marmont est chargé de négocier l’entrée de la flottille dans le port pour se ravitailler en eau.

Le 1er juillet il débarque avec l’armée vers Alexandrie et le 2, il participe à la prise de la ville d’Alexandrie en enfonçant la porte dite de Rosette. Le 22 juillet il est à la bataille des Pyramides et fait son entrée avec l’armée victorieuse au Caire. Chargé de la défense d’Alexandrie, il ne participe pas directement à la bataille d’Aboukir le 25 juillet 1799. Dans les semaines qui suivent, sur demande de Bonaparte, il entre en relation avec l’amiral britannique Sidney Smith. Ce dernier lui remet de nombreuses gazettes qui détermineront Bonaparte à rentrer en France. Pendant le coup d’État de Saint-Cloud, il est chargé, avec Lannes, du maintien de l’ordre dans Paris.