Qui a peur de virginia woolf ? préface et adaptation de jean cau. PDF

Il reçoit, en 1961, le prix Goncourt pour son roman La Pitié de Dieu. Né d’un père ouvrier agricole, employé d’épicerie puis homme à tout faire dans une banque de Carcassonne, et d’une mère femme de ménage, à Bram, Jean Cau fait d’abord ses études au lycée de Carcassonne : grâce à l’insistance auprès de ses parents, de l’instituteur Monsieur Castel, il poursuit des études qui a peur de virginia woolf ? préface et adaptation de jean cau. PDF et obtient le baccalauréat. Il devient ensuite journaliste et grand reporter, d’abord à L’Express et au Nouvel Observateur, puis au Figaro et à Paris Match.


broché.

Cau est également parolier, notamment pour Régine. Ami d’Alain Delon, il écrit ou co-écrit pour lui plusieurs scénarios de film ainsi qu’une pièce de théâtre, Les Yeux crevés. Delon signera la préface de son livre posthume, Le Candidat, dans lequel il décrit avec ironie sa vaine tentative pour se faire élire à l’Académie française en 1989. J’ai voulu rêver, en somme, d’un village où reviendraient, par la grâce d’un enfant, les anciens dieux, décapités, mutilés, émasculés, mais toujours rayonnants et prêts à revivre, au soleil, et à régner innocemment d’un village de marbre dont le dieu s’appelait Apollon et dont le prince revenu est un enfant. Jacques Marlaud a consacré tout un chapitre à Jean Cau dans son étude sur le paganisme littéraire et philosophique contemporain. Aussi bien, lorsque Jacques Marlaud soupçonne justement de quelque aristocratique solitude et de paganisme littéraire des Paul Morand, Déon, Céline, Nimier, Marcel Aymé, Chardonne, etc.

Il y venait régulièrement boucler « Paris-Match » en compagnie de Roger Thérond et autres fidèles de la rédaction. Il fut le compagnon de l’actrice Louisa Colpeyn, mère de Patrick Modiano. C’est d’ailleurs Jean Cau qui préfaça le premier roman de Modiano « Place de l’Étoile ». Les positions qu’il adopte à partir des années 1960 créent une vive déception chez les intellectuels de gauche qui le considèrent jusqu’alors comme un des leurs. Ce n’est pas la première fois, à gauche, que l’on perd en route un de ces brillants fils d’ouvriers que, par exception, la société a laissés s’approcher du banquet, et qui sortent de table en divaguant et en rotant d’aise. Résistance à la gauche sartrienne dont il provenait ! Résistant à la connerie des hommes qui l’étouffait !

Résistant à l’Argent roi qu’il vomissait ! Résistant à l’impérialisme américain qu’il fustigeait ! Résistant à la Mitterrandie qu’il exécrait ! Résistant à la droite gestionnaire qu’il abhorrait !

Dans son Discours sur la décadence, Jean Cau prophétise le retour de la Russie sur la scène internationale. Jean Cau était un passionné de tauromachie. Il consacra à cette forme de spectacle de nombreux livres et articles, dans lesquels il exprime son attachement envers un art qu’il estimait être l’héritage ancestral de rites et de jeux païens avec l’animal sauvage. Derrière le rideau, avec Joseph Breitbach et Paul Chambrillon, préface, éd.