Qui a tué le parti communiste italien ? PDF

Le parti se recomposa ensuite à l’étranger et s’impliqua de façon importante dans la lutte contre le régime fasciste, surtout durant qui a tué le parti communiste italien ? PDF guerre civile de 1943-45. Le 15 mai 1943, il prit le nom de Parti communiste italien.


Parti socialiste italien et la Démocratie chrétienne. De 1945 à 1991, le PCI fut le deuxième parti politique du pays, derrière la Démocratie chrétienne. Portrait d’Antonio Gramsci au début des années 1920. Dans l’actuel régime capitaliste se développe un contraste toujours plus important entre les forces productives et les rapports de production, donnant naissance à l’antithèse des intérêts et à la lutte des classes entre le prolétariat et la bourgeoisie dominante. Les actuels rapports de production sont protégés par le pouvoir de l’État bourgeois, qui créé sur le système représentatif de la démocratie, constitue l’organe pour la défense des intérêts de la classe capitaliste. Le prolétariat ne peut briser, ni modifier le système des rapports capitalistes de production d’où dérive son exploitation, sans l’abattement violent du pouvoir bourgeois. L’organe indispensable de la lutte révolutionnaire du prolétariat est le parti politique de classe.

Le Parti Communiste, en réunissant en soi la partie la plus avancée et consciente du prolétariat, unit les forces des masses travailleuses, il a le rôle de diffuser dans les masses la conscience révolutionnaire et de diriger dans le déroulement de la lutte le prolétariat. La guerre mondiale, causée par les incurables contradictions du système capitaliste qui produisirent l’impérialisme moderne, a ouvert la crise de désintégration du capitalisme dans laquelle la lutte de classe ne peut que se résoudre en un conflit armé entre les masses travailleuses et le pouvoir des États bourgeois. Après la destruction du pouvoir bourgeois, le prolétariat ne peut s’organiser en classe dominante qu’avec la destruction de l’appareil social bourgeois et avec l’instauration de sa propre dictature, c’est-à-dire en basant la représentation élective de l’État sur la seule classe productive et en excluant de tout droit politique la classe bourgeoise. La forme de représentation politique de l’État prolétarien est le système des conseils de travailleurs, ouvriers et paysans, présents dans la révolution russe, commencement de la révolution prolétarienne et première réalisation stable de la dictature prolétarienne. La nécessaire défense de l’État prolétarien contre toutes les tentatives contre-révolutionnaires peut être garantie seulement en enlevant à la bourgeoisie et aux partis adversaires à la dictature prolétarienne tous moyens d’agitation et de propagande politique, et avec les organisations armées du prolétariat pour repousser les attaques internes et externes. Seul l’État prolétarien pourra prendre toutes les mesures nécessaires à l’intervention dans les rapports de l’économie sociale qui permettrons le remplacement du système capitaliste par la gestion collective de la production et de la distribution. Par effet de cette transformation économique et des transformations résultantes dans toutes les activités de la vie sociale, la division de la société en classe s’éliminant, la nécessité de l’État politique s’éliminera aussi, l’engrenage de celui-ci se réduira progressivement à celui de la rationnelle administration des activités humaines.

Cependant, à partir de 1923, le nouveau régime fasciste de Benito Mussolini commence à persécuter les partis politiques, et en particulier le PCd’I. En 1927, Gramsci, arrêté et condamné à vingt ans d’incarcération, est remplacé à la tête du parti par Camilla Ravera d’abord, et par Palmiro Togliatti, exilé à Moscou, ensuite. Cependant, le PCI continue de traverser de graves crises internes. Togliatti décide alors de l’exclure et recentre le parti sur les positions staliniennes. Après cette épuration à droite, la même manœuvre est effectuée à gauche avec l’exclusion du membre fondateur Amadeo Bordiga et de nombre de ses partisans avec l’accusation de  trotskisme . Isolé par ces manœuvres, le PCd’I renoue le dialogue avec les autres partis ouvriers à partir de 1934, lorsque, sous l’impulsion de Staline, l’Internationale communiste fait volte-face et préconise la stratégie de Front populaire face à la montée du fascisme en Europe.

Au même moment, un  Appel aux fascistes  très controversé paraît dans le journal du PCd’I à Paris, Lo Stato Operaio. Mais en août 1939, le pacte germano-soviétique brise la fragile entente antinazie entre communistes et socialistes et pousse de nouveau le PCd’I à une volte-face, l’obligeant à justifier l’alliance entre l’URSS et l’Allemagne. De nombreux militants communistes sont de plus arrêtés en France après l’invasion de la Wehrmacht. En parallèle, le parti est dirigé uniquement par Togliatti après la dissolution du Comité central et du Bureau politique en 1940.

Défilé des Brigades Garibaldi à Milan le 28 avril 1945. Le 10 juillet 1943, les Alliés débarquent en Sicile. Rome, puis à Naples après l’invasion. Togliatti effectue le  tournant de Salerne , lors duquel les communistes acceptent le principe d’un gouvernement d’union nationale, non seulement avec les autres partis du CLN, mais aussi avec le roi et le maréchal Badoglio.

Luigi Longo et Palmiro Togliatti au VIIIe Congrès de décembre 1956, à Rome. L’unité éclate en mai 1947 : Alcide De Gasperi forme un gouvernement excluant les communistes, opposés au Plan Marshall. En septembre, le PCI rejoint le Kominform, héritier du Komintern. Cependant, la direction du parti et l’URSS bloquent le mouvement, provoqué essentiellement par les militants, et mettent fin à l’insurrection au bout de quelques jours. Le PCI et Togliatti commencent alors à développer une doctrine plus indépendante, dite du polycentrisme.

Sa succession engendre un débat interne sur la ligne politique à suivre, entre un courant conservateur fidèle à l’URSS et les partisans d’un recentrage. Enrico Berlinguer, secrétaire général du PCI de 1972 à 1984, dans les années 1970. Fontana en décembre 1969, l’Italie entre dans la période des années de plomb. De plus, l’émergence de mouvements communistes extra-parlementaires met en danger la position hégémonique du PCI au sein du mouvement communiste italien.

PCI reçoit en effet secrètement 47 millions de dollars de la part du gouvernement soviétique. Aldo Moro est enlevé par un commando des Brigades rouges. Après plusieurs semaines de négociation, durant desquelles le PCI se montre un partisan de la ligne dure rejetant le compromis avec les terroristes, il est finalement exécuté le 9 mai. Son corps est retrouvé dans le coffre d’une voiture le même jour. Il lutte néanmoins activement contre les euromissiles et soutient plusieurs grèves conjointement à la Confédération Générale Italienne du Travail. Le paroxysme est atteint en 1984-1985, lorsque Craxi opère par décret une coupe de quatre points sur l’échelle mobile des salaires, instaurée en 1975. Ce revers plonge le PCI dans une crise profonde.

Achille Occhetto à l’époque du tournant de Bologne. Néanmoins, les chutes successives des régimes communistes en Europe posent de plus en plus la question de l’avenir du PCI. Un an plus tard, en février 1991, se tient à Rimini le XXe et dernier congrès du PCI. Le PCI, premier parti communiste occidental et deuxième parti politique italien pendant des décennies, disparaît donc avant même la dissolution effective de l’URSS. En 1991, le PCI revendique encore 177 députés, 101 sénateurs, 22 députés européens et plus d’un million de militants, signe de son influence dans le paysage politique italien. Les formations issues de l’aile conservatrice du PCI connurent elles une trajectoire déclinante.

1992, choisit de s’allier avec le PDS lors des deux élections successives. Cependant, il est possible, au cours de son histoire, de distinguer plusieurs tendances informelles qui ont marqué son évolution. Les  miglioristi  : Représentants de l’aile droite du parti. Les  ingraiani  : Représentants de l’aile gauche du parti.