Réfractaires à la guerre d’Algérie avec l’Action civique non violente 1959-1963 PDF

Vue de la réfractaires à la guerre d’Algérie avec l’Action civique non violente 1959-1963 PDF de La Calle, chef-lieu de la Compagnie royale d’Afrique sur la côte de la Barbarie, 1788. Deux définitions qui s’opposent de  pied-noir  indiquent assez bien l’imprécision de ce terme.


Quarante ans après la fin de la guerre d’Algérie, un groupe d’anciens réfractaires et de solidaires décident de témoigner. Avoir l’envie de se rencontrer pour se raconter tant d’années après était parfaitement déraisonnable. Déraisonnables, ils avaient déjà montré qu’ils pouvaient l’être. Leur livre nous apprend comment ils ont décidé ensemble de dire non et d’attiser une conscience, si actuelle, de la désobéissance civile comme forme incontournable de toute civilisation humaine…
Honneur à vous, les insoumis, les déserteurs, les objecteurs, les réfractaires qui avez eu le courage de  » résister « , de dire non, à la pacification, à la torture, aux répressions, aux camps d’internement, le courage de  » désobéir aux ordres « , à la loi même, aux violations des droits de l’homme, droits individuels et collectifs, droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple algérien (…j. Vous étiez et vous restez modestes, vous faisiez ce que vous dictait votre conscience, et vos refus étaient multiples, variés, personnels; ils étaient riches de leur diversité.
Jean-Jacques de Félice, avocat. Préface.
Parce qu’elle réfère à un passé encore présent pour beaucoup d’entre nous, la guerre d’Algérie garde, à bien des égards, encore ses mystères. Les voiles sur ces  » événements  » ne se soulèvent finalement que lorsque les langues de nos parents se délient. Mais il faut du temps, beaucoup de temps pour qu’ils nous livrent, lorsqu’ils le font, l’histoire vibrante, ardente et éprouvante de celui qu’elle a transcendé et souvent meurtri. Et c’est cette émotion qu’ils parviennent à cristalliser dans des mots qui jaillissent parfois au détour d’un repas de famille…
Djaouida Sehili, sociologue. Postface.

Français d’origine européenne installé en Afrique du Nord jusqu’à l’époque de l’indépendance. Le seul groupe commun aux deux définitions est celui des Français d’Algérie descendants d’émigrants européens, et  rapatriés  dans les années 1960. L’exclusion, par l’une ou l’autre définition, des rapatriés du Maroc et de Tunisie, ou des Juifs séfarades et des descendants d’autochtones de citoyenneté française  rapatriés  d’Algérie, reflète l’attitude d’acceptation ou de refus de l’expression  pied-noir  par les membres de ces groupes. 1830, se sont installés en Algérie pour en faire une colonie de peuplement. Français, les Turcs et les Arabes. D’autre part, les deux définitions n’ont pas la même extension temporelle : le Robert réserve l’appellation aux personnes contemporaines de la guerre et du départ d’Algérie, alors que Larousse semble lui donner une valeur rétroactive. Dès lors, selon la définition du Larousse, les colons installés dès 1560 dans les  possessions françaises sur la côte septentrionale de l’Afrique , telles que le Bastion de France et La Calle, sont considérés comme des pieds-noirs qui s’ignoraient.