Radioscopie d’une campagne : La représentation politique au journal télévisé PDF

Thierry Le Luron au début des années 1980. Issu d’une famille modeste, Thierry Le Luron rêve de devenir chanteur. La personnalité de Thierry Le Luron a suscité, de son vivant et après sa disparition, de nombreuses polémiques, tant sur son train de vie luxueux et sa vie mondaine que sur ses opinions politiques ou sa vie privée, qu’il a toujours tenté de garder secrète radioscopie d’une campagne : La représentation politique au journal télévisé PDF yeux du grand public.


Elle a publié en 2013 un livre de souvenirs, La vie est si courte, après tout : retrouvailles avec Thierry. De sa vocation d’imitateur, il déclare :  À l’âge de six ans, j’ai été très impressionné par un spectacle d’opérette où mes parents m’avaient amené, si bien qu’une fois rentré à la maison, je me suis mis à imiter le ténor que je venais de voir, avec force et conviction, sous le regard ébahi de mes parents. Bruxelles, impatient de commencer sa carrière d’artiste. Déçu, le jeune homme n’en obtient pas moins une audition dans un grand cabaret de la capitale belge mais, mineur, il ne peut pas signer le contrat qui lui est proposé. Comme il ne reçoit jamais de réponse, il décide de courir les auditions et se rend à L’Échelle de Jacob, un célèbre cabaret du quartier latin où il fait sensation.

Ce moment attendu des téléspectateurs, qui doivent voter pour leur candidat favori, a déjà rendu célèbres Mireille Mathieu et Georgette Lemaire. Le 11 février 1970, l’émission est consacrée entièrement à l’anniversaire du célèbre animateur Jean Nohain. Le soir-même, il est engagé à L’Échelle de Jacob comme animateur chargé d’annoncer les numéros. Il est remarqué au cabaret Don Camilo par le producteur Paul Lederman, qui lui fait signer un contrat et lance sa carrière.

En 1971, paraît son premier disque Le Ministère patraque, qui rencontre un grand succès. De novembre 1972 à juillet 1973, il anime sa première émission sur la première chaîne française : Le Luron du dimanche. Il crée la même année son nouveau spectacle au théâtre des Variétés. En octobre 1975, une mauvaise critique de son spectacle au Don Camilo par Bernard Mabille lui fait comprendre que son humour a mal vieilli. Thierry Le Luron teste chaque soir auprès de ses amis ses derniers portraits féroces. De 1979 à 1982, il présente sur France Inter une émission quotidienne, Le Luron de midi, toujours avec Pierre Desproges, Lawrence Riesner et Bernard Mabille auxquels s’ajoute Bernard Pilot. Le président François Mitterrand est une des cibles favorites de Thierry Le Luron dans les années 1980.

Quelques semaines plus tard, le 27 février 1982, s’ouvre la première cérémonie des César sous l’égide d’un ministre de la culture socialiste, Jack Lang. De de Gaulle à Mitterrand sort dans en double 33 tours et en cassette vidéo l’année suivante. Il apparaît dans le film Les parents ne sont pas simples cette année, réalisé par Marcel Jullian, où il interprète son propre rôle, avant de s’envoler pour une tournée en Afrique francophone. Il participe aussi, comme témoin, au nouveau mariage de son ami Eddie Barclay avant de retrouver les ondes pour une émission hebdomadaire avec Robert Lassus, Les fausses conférences de presse. Chaque samedi, les deux amis s’amusent sur les ondes d’RTL à caricaturer l’actualité politique. Je voudrais aussi chanter en anglais.

De retour en France, Thierry Le Luron s’attelle à la promotion de son nouveau disque, Le smurf politic, et de son nouveau spectacle au Théâtre du Gymnase, Le Luron en liberté. Thierry Le Luron est de retour à la télévision dans Champs-Élysées, une émission très populaire, en direct, présentée par son ami Michel Drucker. L’effet est immédiat : Michel Drucker termine l’émission par un pessimiste  À samedi, j’espère ! Le dernier spectacle de Thierry Le Luron au Théâtre du Gymnase attire près de 400 000 spectateurs entre 1984 et 1986.

Sur scène, Thierry Le Luron triomphe tous les soirs devant un public qui se déplace souvent de toute la France. Le succès populaire fait vendre une cassette vidéo qui reprend ses Interdits à la télévision et décide le journal Le Point à lui consacrer une page entière intitulée  Le Luron, le contre-pouvoir du rire . République :  Cette séquence a été censurée ! Il paraît cependant que ce mot ne fait pas partie de votre vocabulaire.

En juillet et août 1985, Thierry Le Luron participe à une quarantaine de dates du Podium Europe 1 sur les stations balnéaires des côtes françaises. Avec Michel Drucker pour lui donner la réplique, il perfectionne son imitation d’Alice Sapritch dans des sketchs improvisés pendant de longues minutes. Mourousi étant réputé fêtard et connu, dans le Tout-Paris du moins, pour ses aventures masculines. Sur Europe 1 où il anime une émission, Coluche annonce son prochain mariage avec Thierry Le Luron, deux jours avant la véritable union dont ils veulent se moquer. Le cortège termine sa parade au Fouquet’s, où le couple apparaît une dernière fois au balcon du restaurant. L’imitateur reconnaîtra par la suite que ce mariage n’était peut-être pas une bonne idée. Pourtant, Thierry Le Luron ne change rien à sa vie quotidienne et, si elle est désormais ponctuée de visites régulières dans plusieurs hôpitaux parisiens, l’humoriste continue de jouer son spectacle à Paris et en tournée.

Cet état asthénique ne manque pas d’inquiéter ses amis et techniciens auxquels il rétorque toujours par la plaisanterie. Après la représentation, il est transporté d’urgence à l’hôpital Lariboisière, dans un état semi-comateux. Après quelques jours de repos chez un ami à la campagne, il décide de remonter sur scène et de jouer en direct dans une émission de Michel Drucker le sketch où il imite Raymond Barre à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Sa vivacité n’est plus la même, l’imitateur doit s’asseoir plus qu’à l’accoutumée, consulter son prompteur pour ne pas oublier son texte mais il refuse, par respect du public, de chanter en playback. En mai, il profite d’une émission consacrée à Alice Sapritch pour annoncer en direct son prochain retour sur scène. En juin, il assiste aux obsèques de son ami Coluche, où les caméras de télévision le montrent très éprouvé par le chagrin. Villefranche-sur-Mer, il termine son spectacle en ironisant sur les rumeurs qui annoncent sa mort :  Veuillez me pardonner, je ne resterai pas trop longtemps car ma tombe ferme à 23 heures !