Raison et religion. Dialectique de la sécularisation PDF

Un principe métaphysique immanent est donc un principe dont non seulement raison et religion. Dialectique de la sécularisation PDF’activité n’est pas séparable de ce sur quoi il agit, mais qui le constitue de manière interne. Le symbole de Chalcédoine affirme que le Christ est consubstantiel à l’homme selon l’humanité : cette immanence engage le Saint-Esprit et permet la prière. Dans Pascendi, le pape Pie X a critiqué l’abus de cette notion dans la philosophie de Baruch Spinoza et Emmanuel Kant. Dieu est alors ce qui constitue toute valeur et toute intelligibilité.


Les procédures et les principes des États démocratiques suffisent-ils à garantir la solidarité qui doit régner dans une société libérale ? Sont-ils les seuls critères d’une société juste ? Quelle place accorder aux traditions religieuses dans la discussion publique au sein des sociétés sécularisées et démocratiques ? Le philosophe Jürgen Habermas et le cardinal Joseph Ratzinger échangent leur point de vue sur ces questions. Cette rencontre stimulante – quoique a priori improbable – ne manquera pas d’en surprendre plus d’un. Jürgen Habermas, philosophe héritier de l’École de Francfort, est connu aujourd’hui pour la théorie de la discussion qu’il a élaborée en morale et en droit. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, largement traduits en français, dont : Entre naturalisme et religion (Gallimard, 2008).

La causalité la plus libre et la plus conforme à Dieu est la causalité immanente. Pour Hegel, la négation de l’immanence des choses précise davantage ces  choses  de même que  l’esprit absolu  est précisé par la médiation. Avec son assertion,  Dieu est mort , Nietzsche déclare que nous sommes laissés à nous-mêmes, que nous ne devons plus espérer ni découvrir une vérité transcendante et cachée, ni inventer une fin de l’histoire en édifiant une vérité transcendante et définitive. Wittgenstein pense avoir défini formellement un concept de vérité universelle — formellement, donc indépendamment de tout sujet, de tout observateur. Cette vérité est-elle immanente ou transcendante ? Jean-Paul Sartre fait également le même constat quand il utilise dans la Critique de la raison dialectique le mot-composé immanence-transcendance. Le philosophe Gilles Deleuze a fait du concept d’immanence un concept central.

Raison, il n’y a que des processus, qui peuvent être d’unification, de subjectivation, de rationalisation, mais rien de plus. Ce concept d’immanence est relié de ceux de  multiplicité , de  devenir  ou de  rhizome  qu’il a créé avec Félix Guattari. Immanence Dictionnaire des concepts philosophiques, p. Gilles Deleuze, Pourparlers, Paris, Les Editions de Minuit, 1990, 249 p.

Dictionnaire des concepts philosophiques, Larousse, 2013, 880 p. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 30 août 2018 à 16:53. Statue allégorique de la Foi à Venise. Fête de la raison, dessin de 1793. La nature de la foi et de la raison et le conflit éventuel entre les deux sont des sujets de réflexion sur la religion et même en dehors du champ dit  religieux . Mais le même dictionnaire ajoute une note du philosophe Maurice Blondel où celui-ci plaide pour son caractère raisonnable.

La foi n’est pas une conviction rationnelle, elle est une conviction intime. La foi religieuse est, dans les mots de Pascal  un pari  sur Dieu. Le mystique tentera de se rapprocher de ce mystère par des voies qui ne sont pas celles de la raison. Dieu sans la Révélation et un grand danger capable de plonger l’âme dans des errances sans fin. J’ai donc dû supprimer le savoir pour lui substituer la croyance  traduit par Barni.

Je dus donc abolir le savoir afin d’obtenir une place pour la croyance  traduit par Tremesaygues et Pacaud. Il me fallait donc mettre de côté le savoir afin d’obtenir de la place pour la croyance  traduit par Renaut. Un autre traducteur propose :  Dans ces conditions, j’ai donc dû invalider le savoir, pour faire une place à la croyance . Kant vient de parler des  choses en soi  comme Dieu, la liberté et l’immortalité. Les problèmes de l’âme, de la liberté et de Dieu relèvent de la morale, c’est-à-dire de la raison pratique. J’ai donc dû supprimer le savoir pour lui substituer la croyance.

Weil précise quel sens Kant donne ici au mot foi, car la question se pose de concevoir comment il serait possible de  détruire le savoir dans l’intérêt d’une foi . Ce malentendu est inévitable, poursuit-il, car nous ne concevons plus de foi qui ne soit déterminée par un credo. Il développe ce point en constatant que chez Kant la raison théorique est  absolument incapable de formuler un jugement sur Dieu, l’âme, la liberté , que ce jugement soit positif ou négatif. Mais, poursuit Habermas,  Kierkegaard n’ignore pas qu’on ne peut battre la raison, qu’avec ses propres armes. C’est le désespoir devant l’impossibilité d’être soi qui révèle l’impuissance de la raison.

Louis Dupré évoque cette impuissance en ces termes, qui repose sur l’expérience chrétienne :  Paradoxalement, l’homme choisit pour le bien moral, y tend avec loyauté, mais dans la pratique il va à un échec inévitable. Il se sent affreusement séparé de son idéal éthique, irrémédiablement distant de sa propre fin. C’est alors que l’homme se sent pardonné et est lui-même authentiquement. Mais la conscience du pardon ne découle pas de celle du péché. La vérité objective n’atteint pas le fond de nous-mêmes, la  véritable nature de l’homme . Je ne pourrais avoir de cesse que je n’aie assimilé en un minimum de temps la dernière étude biblique parue.

Dans la foi comme dans l’amour le doute n’est pas permis et on ne peut pas répondre à certaines questions qui peuvent se poser. Louis Dupré cite ici Kierkegaard :  Qu’importent toutes les objections contre le christianisme à quelqu’un qui, avec une vraie conscience d’être un pécheur, ferait vraiment l’expérience de croire en la rémission des péchés et d’être au nom de cette foi sauvé de sa faute antérieure. La foi réalise la subjectivité profonde de l’être humain :  En tant qu’acte de volonté, la foi s’oppose au doute, qui lui aussi relève de cette faculté. En effet, tout comme le sceptique maintient son esprit en suspens parce qu’il le veut, ainsi dans la foi exclut-on le doute par une libre décision. Comment se fait-il que l’homme pourrait croire au paradoxe sinon à l’absurde ? La réponse est simple pour Kierkegaard : Comment pourrait-il croire, sinon au paradoxe ? Pourtant, aux yeux de Kierkegaard, le rôle de la raison à l’intérieur de la foi demeure important.