Rapport sur le développement en Afrique 2007 : les ressources naturelles au service du développement durable en Afrique PDF

Déforestation par brûlage, pour mise en culture, Sud du Mexique. Image satellite montrant l’état relativement déboisé du plateau du Korat et de la plaine centrale de Thaïlande par rapport aux territoires voisins. Culture de caféiers, au détriment de la jungle australienne du Queensland, ici à Kuranda, vers 1900. Quand il n’y a ni route, ni rapport sur le développement en Afrique 2007 : les ressources naturelles au service du développement durable en Afrique PDF à proximité, ou pour échapper à la surveillance des satellites, le bois peut être découpé sur place, à la tronçonneuse, puis utilisé sur place ou transporté sous forme de planches, à dos d’homme.


Le Groupe de la Banque africaine de Développement est une institution financière de développement régionale et multilatérale. Elle compte 53 pays membres africains et 25 pays membres non africains situés en Asie, en Europe et en Amérique du Nord et du Sud.

L’objectif de la Banque est de promouvoir le développement économique et le progrès social des pays africains, pris individuellement ou collectivement. A cet effet, elle encourage l’investissement de capitaux publics et privés en faveur du développement, surtout à travers l’octroi de prêts et de dons à des projets et programmes qui contribuent à la réduction de la pauvreté et au développement général et durable du continent.

Les opérations non concessionnelles de la Banque sont financées sur ses ressources ordinaires. En outre, les guichets d’aide – le Fonds Africain de Développement et le Fonds Spécial du Nigeria – accordent des financements concessionnels aux pays à faible revenu qui ne peuvent pas supporter des prêts aux conditions du marché.

A la fin de 2006, le groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un total cumulé de 3102 prêts et dons équivalant à des engagements de plus de 58 milliards de dollars américains. Ces engagements, qui ont bénéficié à 52 pays membres régionaux et à des institutions nationales et régionales, étaient destinés à financer des projets et programmes de développement dans les secteurs de l’agriculture, des transports, des équipements collectifs, de l’industrie, de l’éducation et de la santé. Depuis le milieu des années 80, une bonne partie des engagements a servi à soutenir des programmes de réformes économiques et des programmes d’ajustement destinés à accélérer le développement socio-économique. Environ 57 pour cent des engagements sont financés sur des ressources non concessionnelles, tandis que le solde provient des ressources concessionnelles.

La déforestation est le phénomène de régression des surfaces couvertes de forêts. La déforestation n’est pas un phénomène récent puisque déjà signalée par certains chroniqueurs de l’Antiquité. Mais elle a pris des proportions et une rapidité jamais atteintes. On pensait jusqu’à maintenant que l’Amérique du Nord avait échappé à ce phénomène. On croyait que les grandes prairies de l’ouest canadien étaient d’origines naturelles.

5 Gigatonnes d’équivalent CO2 d’émissions de de gaz à effet de serre. 13 millions d’hectares de forêts disparaissent annuellement sur Terre. 2015 et 2016 pour passer à 29,7 millions d’hectares par an, soit l’équivalent de la surface de la Nouvelle-Zélande. 5,2 millions d’hectares de surfaces boisées entre 2000 et 2010 contre 8,3 millions entre 1990 et 2000. 2 000 habitants pour qu’ils puissent durablement survivre sur l’île sans épuiser la ressource forestière qui leur était indispensable, le palmier. Il n’en subsiste aujourd’hui que des îlots discontinus.

Accumulation de bois en amont du Pont Charles de Prague, en 1872. La déforestation a accompagné l’homme presque partout où il s’est sédentarisé, l’agriculture restant encore aujourd’hui la principale cause de déforestation suivie de près par le besoin en bois de chauffage. Les feux de défrichement y ont beaucoup contribué. En 1850, le défrichement gagne les pentes, jusqu’aux sommets de moyenne montagne. Rapidement les forêts de plaine des zones tempérées d’Asie et d’Europe se dégradent en de pauvres taillis et séparées par de nombreux kilomètres. Les forêts européennes ont été abattues depuis le Néolithique. La Gaule du temps de Vercingétorix avait un taux de boisement inférieur à celui de la France actuelle.

On comprend intuitivement que de nombreux animaux dépendant directement ou indirectement des forêts disparaissent avec elles. C’est seulement de 1909 que date l’importation en France, dans un ordre de grandeur appréciable, de nos bois coloniaux. C’est en pleine guerre mondiale, en 1917 que le Gouvernement français charge  de se rendre en mission dans nos colonies de l’Ouest africain un conservateur des Eaux et Forêts, M. Bertin, en qualité de conseiller technique des colonies. Cosmographie universelle illustrée de diverses choses remarquables Vol. Le chef Raoni, un des principaux défenseurs de la forêt amazonienne, contre la déforestation et le pillage des ressources des peuples amérindiens de la forêt. Avant l’arrivée des Européens aux États-Unis, près de la moitié de la surface des États-Unis était couverte par une forêt primaire.

Dès les débuts de la colonisation, certains s’alarmaient des effets d’un déboisement anarchique dont les effets pèseraient sur les générations futures. Ces sages préceptes n’ont pas été écoutés. Le 3 avril 1789, le Dr. Nicholas Collin, recteur des Églises suédoises de Pennsylvanie, intervint devant la Société philosophique de Philadelphie et donna lecture d’un  Essai sur les recherches de Philosophie naturelle qu’il serait de l’intérêt des États-Unis d’entreprendre à présent  d’où il ressort que :  nos majestueuses forêts sont un trésor national qui mérite toute la sollicitude du philosophe et de l’homme politique patriote. C’est la première fois qu’une déforestation si rapide est mesurée à cette période de l’année. Les causes principales de la déforestation actuelle sont humaines. Un rapport du député Jacques Le Guen estime que la crise forestière mondiale est avant tout une crise de surconsommation : la mondialisation de l’économie expose les forêts tropicales à la pression du marché international.

Les trouées suivent un  motif  caractéristique en  arêtes de poisson . Le surpâturage par le bétail détruit la végétation puis empêche sa régénération. Les bœufs brésiliens, par exemple, empiètent largement sur la forêt. Université Columbia, et son équipe ont étudié les facteurs qui peuvent avoir un impact direct sur la déforestation. Afrique, en Amérique latine et en Asie, ils ont mis en lumière une corrélation assez évidente entre le phénomène de la déforestation et l’expansion urbaine ainsi que l’exportation agricole dans ces régions. 3,5 millions d’hectares ont brûlé, ou en 1987 en Chine où 1,3 million d’hectares ont disparu en fumée.