Religions et intégration PDF

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L’intégration, en sociologie, décrit les modes d’attachement des membres à un groupe ou à une société. Dans le débat public, ce terme fait souvent référence à l’intégration des personnes immigrées ou issues de l’immigration. Dès les années 1960, de nombreux courants sociologiques rejettent ou dépassent le modèle théorique de l’intégration durkheimienne : les sociologues néo-marxistes réfutent le rôle de régulateur de l’État dans un contexte de lutte des classes dans la mesure où l’État penche selon eux toujours du côté des possédants capitalistes. Plusieurs courants de pensée contemporains ont proposé une approche renouvelée de la notion d’intégration, l’associant à celle du lien social et de la citoyenneté, parfois en lien avec l’immigration ou en prenant en compte les aspects économiques. Le contexte de la crise économique dès les années 1970 et de la montée du chômage a contraint à revoir progressivement ce modèle. Ils pointent vers différents facteurs contribuant de façon croissante à la désintégration sociale tels que le chômage, la précarité professionnelle, la pauvreté, les difficultés d’accès à l’emploi des jeunes, l’essoufflement de la massification scolaire ou la ségrégation urbaine. La notion d’intégration a également été analysée par les penseurs de la postmodernité qui ont mis en avant son caractère de fragmentation des identités et des repères.

L’intégration peut concerner des personnes immigrées non pourvues de la nationalité du pays d’accueil, ou des personnes qui ont acquis cette nationalité, voire sont nées avec, mais qui ne seraient pas encore pleinement insérées dans la société. Le modèle politique français d’intégration des personnes issues de l’immigration, national et républicain, est débattu sur deux points principaux : l’assimilation et le communautarisme. L’intégration est souvent assimilée à un modèle social et politique de gestion des immigrés dans un pays. L’intégration est ainsi comprise comme la recherche d’un consensus entre les différentes cultures dans le cadre public. Le terme d’assimilation, hérité de l’époque coloniale, désigne une adhésion totale par les immigrés aux normes de la société d’accueil, les expressions de leur identité et de leurs spécificités socioculturelles d’origine sont alors strictement limitées à la sphère privée. L’individu est alors « moulé » dans un modèle social unique. En France, les débats sur l’interdiction des symboles religieux à l’école, en particulier du voile islamique, illustrent la tension entre les termes d’intégration et d’assimilation.

Le respect de cette forme de la laïcité devenant pour les uns une condition de l’intégration et pour les autres une tentative d’assimilation. Le modèle républicain français d’intégration se différencie du modèle du communautarisme, dans lequel le respect des traditions ethniques et la liberté individuelle de choisir son mode de vie et ses valeurs priment. On peut avoir une vie en communauté repliée sur elle-même culturellement mais ayant réussi son intégration économique, ou à l’inverse une communauté bien intégrée culturellement mais cantonnée à des emplois précaires et mal rémunérés, voire à une pauvreté. Le terme  intégration  est souvent utilisé à tort à propos d’enfants d’immigrés nés sur le sol national ou arrivés en bas âge.

En effet, ces personnes ont été dès le départ insérées dans le tissu social, notamment par la fréquentation de l’école. L’intégration républicaine fonctionne-t-elle encore face à la diversité culturelle ? Robert Castel, Les métamorphoses de la question sociale : une chronique du salariat, Gallimard, 1999, 813 p. Force, fragilité et rupture des liens sociaux, Paris, PUF, coll. Dominique Schnapper, La France de l’intégration. Sociologie de la nation en 1990, Gallimard, Collection Bibliothèque des Sciences humaines, 1991, p. Rechercher les pages comportant ce texte.