Revue du Louvre 1995 N 3 PDF

Elle est rattachée à l’Église protestante unie de France. Réforme protestante en se réformant elle-même. La congrégation de l’Oratoire s’installe d’abord au faubourg Saint-Revue du Louvre 1995 N 3 PDF, à l’emplacement du futur Val-de-Grâce. Les Oratoriens y installent une chapelle qui est prête en mai 1616.


Le succès de l’ordre va rapidement nécessiter la construction d’une nouvelle église. Bérulle entreprend d’acheter des maisons autour de la maison des pères de l’Oratoire. Le plan de l’église est donné par l’architecte Clément Métezeau à la fin de 1620. Celui-ci avait succédé à son frère Louis Métezeau comme architecte du palais du Louvre et frère de Paul Métezeau, un des premiers prêtres de l’Oratoire de Jésus-Christ.

Jacques Lemercier a conservé le plan de l’église mais a modifié la chapelle du chevet pour lui donner un plan ovale. Le chantier se poursuit normalement jusqu’à l’été 1623. En 1625, Bérulle a acheté une maison sur la rue Saint-Honoré mais les travaux vont s’arrêter car les maisons des sieurs Morel et de Montreuil n’ont pu être achetées. La seconde est achetée en juin 1627 quand le roi fait un don de 10 000 livres pour relancer le chantier. On monte les murs de la première travée de la nef à côté du transept et on réalise une entrée rue Saint-Honoré.

Les chapelles perpendiculaires à la nef étaient attribuées à des familles proches des Oratoriens. Ces familles les ont fait décorer par Philippe de Champaigne, Charles Le Brun et Simon Vouet. Le cardinal de Bérulle est soutenu par le parti dévot. Le chantier est fermé en 1630. Le plan de Turgot montre l’église inachevée en 1734-1739.

Le père Jean-Baptiste Sauge, supérieur de l’Oratoire, décide de terminer la construction de l’église, vers 1730. Le 11 décembre 1739, les trésoriers de France imposent aux Oratoriens de détruire leurs maisons rue Saint-Honoré et rue du Coq frappées de vétusté. Les travaux des fondations commencent en 1740 et un mémoire avec quittance est daté de décembre 1741. En 1742, il construit une maison de rapport, rue Saint-Honoré. Entre 1746 et 1748, l’architecte entreprend le ragrément de l’intérieur de l’édifice pour harmoniser les pierres des parties ancienne et nouvelle. L’architecte en profite pour supprimer les serliennes des tribunes réalisées par Lemercier. En 1747 il entreprend la réalisation d’un maître-autel à baldaquin.