Rhétorique et politique : Le pouvoirs du discours et le discours du pouvoir PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Cet article est rhétorique et politique : Le pouvoirs du discours et le discours du pouvoir PDF ébauche concernant la philosophie. Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. Pouvoir vient du verbe pouvoir qui signifie  avoir la capacité  ou  avoir la possibilité  de faire, de percevoir etc.


L’art de parler entretient une vieille complicité avec l’art de gérer. Ce lien est le pouvoir. Voilà pourquoi le parcours sinueux de la rhétorique est l’histoire d’une discipline qui met en scène le spectacle de la parole afin de produire la politique. L’auteur analyse les tendances théoriques sur lesquelles se fonde la rhétorique contemporaine et remonte aux sources de l’interprétation linguistique de l’éloquence, afin d’ouvrir une discussion lucide sur les rapports de manipulation entre le discours du pouvoir et le pouvoir du discours.

Le pouvoir est donc proche de la question de la possibilité. Si l’on n’a pas la capacité, on ne peut pas. On ne peut que si personne ne nous entrave le chemin. Si on est paralysé par la peur, on est dans l’impossibilité.

Le tout dans les limites imposées par la réalité. On ne peut pas, par exemple, s’envoler avec ses bras. Le pouvoir personnel, individuel, est limité par les lois de la physique et par notre condition humaine. Ainsi, en second lieu, que par l’interdépendance entre les êtres. Deux personnes ne peuvent produire des actions à la fois simultanées et incompatibles. Le terme démocratie signifie étymologiquement  pouvoir du peuple .

Plus récemment, cette conception fortement marquée par un sens religieux de la communauté a perdu de sa pertinence. Ainsi ont pu apparaître des analyses plus pragmatiques. Tout cela décrit un espace complexe, dans lequel chacun peut jouer certains  coups  selon sa position, qui modifie l’espace relationnel pour les autres acteurs. L’intuition de Montesquieu est que l’évolution naturelle des systèmes politiques est de concentrer les pouvoirs et de simplifier les rapports, qui peuvent alors dégénérer en rapports de force. Et qu’il faut donc tout mettre en œuvre pour favoriser la séparation des pouvoirs. Enfin, certains considèrent qu’Internet, plus particulièrement les blogs, représentent un  cinquième pouvoir. Ils jugent en effet que les blogs sont écrits par le peuple, contrairement aux médias professionnels.

La nature du pouvoir économique, qui se propage dans la politique, prend son essence dans une division entre le vouloir absolu et le faire absolu. Le désir d’une classe dominante qui exerce son pouvoir sur une classe dominée qui accomplit le vouloir, c’est-à-dire le faire. Cette division semble apparaître à partir du moment où l’hominien devient faber. Le pouvoir serait d’après Max Weber la catégorie cardinale de la politique :  nous entendrons par politique l’ensemble des efforts que l’on fait en vue de participer au pouvoir ou d’influencer la répartition du pouvoir, soit entre les États, soit entre les divers groupes à l’intérieur d’un même État. Or, le terme pouvoir n’est pas très clair. Jürgen Habermas opposera cet agir communicationnel, qui permet d’interpréter en commun une situation et de s’accorder sur la conduite à tenir, à une conception technocratique de la communication, où on cherche simplement à maîtriser l’autre par le discours. Hannah Arendt, Les Origines du totalitarisme: tome II, L’Impérialisme, Ed.

Jacques Ellul, Le Bluff technologique, Hachette, 1988. Julien Freund, Qu’est-ce que la politique? Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Garnier-Flammarion, 1971. Max Weber, Le Savant et le politique, Plon, 1959. Rechercher les pages comportant ce texte.

La dernière modification de cette page a été faite le 11 novembre 2018 à 17:08. Cette page est en semi-protection longue. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Montesquieu, avec entre autres John Locke, est l’un des penseurs de l’organisation politique et sociale sur lesquels les sociétés modernes et politiquement libérales s’appuient. Il est le neveu de Jean-Baptiste de Secondat, baron de Montesquieu. Après une scolarité au collège de Juilly et des études de droit, il devient conseiller au parlement de Bordeaux en 1714. Puis il oriente sa curiosité vers la politique et l’analyse de la société à travers la littérature et la philosophie.