Robert Mallet-Stevens : L’oeuvre complète PDF

La villa Cavrois à Croix dans le Nord, façade arrière. Il est un neveu de Suzanne Stevens, l’épouse du financier belge Adolphe Stoclet qui fit construire à Bruxelles le robert Mallet-Stevens : L’oeuvre complète PDF qui porte son nom.


Une présentation exhaustive de l’œuvre d’un architecte qui marqua fortement la première moitié du XXe siècle. Influencé par Josef Hoffmann, l’architecte viennois du palais Stoclet, à Bruxelles, Mallet-Stevens se révèle, dans cet ouvrage qui réunit des archives et une iconographie pour une part inédites, un des acteurs majeurs du développement en France de l’architecture moderne. En témoignent autant ses réalisations (le château de Paul Poiret à Mézy, la Villa des Noailles à Hyères, la Villa Cavrois à Croix, le casino de Saint-Jean-de-Luz, des ateliers et des maisons bordant la rue Mallet-Stevens, une caserne de pompiers, à Paris, et une distillerie à Istanbul…) que ses participations remarquées à l’Exposition des arts décoratifs de 1925 (les arbres en ciment et le Pavillon du Tourisme), à l’Exposition internationale des arts et des techniques de 1937 (les Pavillons de la Solidarité nationale, de l’Hygiène, de l’Électricité et de la Lumière…), aux concours pour les deux musées d’art moderne du palais de Tokyo et pour l’aéroport du Bourget.
Fondateur en 1929 de l’UAM (Union des artistes modernes), créateur de mobilier, Mallet-Stevens fut aussi le grand décorateur, dans les années 1920, d’une vingtaine de films, dont L’Inhumaine et Le Vertige, de Marcel L’Herbier.

L’homogénéité avant-gardiste de ce bâtiment aura probablement exercé une forte influence sur les choix esthétiques ultérieurs de Robert Mallet-Stevens qui prend le nom de son père et de sa mère. Il se forme à l’École spéciale d’architecture de Paris entre 1903 et 1906 et se montre intéressé au premier chef par la collaboration entre les différentes formes d’art. Mobilisé en 1914 dans l’aviation française, il est photographe aérien. Au Salon d’automne de 1922, il expose une maquette très remarquée pour un projet d’aéro-club. Robert Mallet-Stevens publie en 1922 aux éditions Massin Une cité moderne, un portfolio de 32 dessins réalisés entre 1917 et 1922 donnant à voir un projet de ville idéale avec cinéma, banque, musée, halles, pavillon de sports, palais de justice, maisons ouvrières, hôtel de voyageurs, mairie, arrêt de tramway, église et immeuble de rapport. En 1924, Robert Mallet-Stevens présente au Salon d’Automne ses projets d’urbanisme.

Mais Robert Mallet-Stevens a également travaillé pour des réalisateurs de films de reconstitution historique comme Les Trois Mousquetaires ou Vingt ans après d’Henri Diamant-Berger. En 1923-1928, le vicomte Charles de Noailles lui commande la Villa Noailles à Hyères, dont le premier noyau est achevé en 1925 et dont les extensions vont se succéder jusqu’en 1933. Pierre Legrain est chargé d’une chambre. Charlotte Perriand une table de jeu pliante et Sonia Delaunay des  tissus simultanés . En 1929 , Man Ray y tourne son chef-d’œuvre « Les Mystères du Château du Dé ». Article détaillé : Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes. Volée d’escaliers intérieure de la villa Martel, rue Mallet-Stevens à Paris.

Des vitraux sont exécutés par Louis Barillet et des grilles et des portes par Jean Prouvé. La même année, il édifie le casino de Saint-Jean-de-Luz. La Villa Cavrois à Croix, près de Lille. Maison-atelier de Louis Barillet à Paris. De 1929 à 1932 il réalise son chef-d’œuvre, la Villa Cavrois, construite à Croix dans le Nord, pour l’industriel du textile et des laines Paul Cavrois. Cette villa familiale est pensée pour une famille avec sept enfants.

Il demande à Théo van Doesburg d’ordonner une chambre. Le 6 janvier 1932, il donne une conférence radiotéléphonique à la Tour Eiffel où il exprime et synthétise ses idées et l’apport de la Science à l’Architecture que ce soit sur l’hygiène, l’éclairage, le son. Il construisit presque exclusivement pour des clients privés, son unique commande publique ayant été la réalisation d’une caserne de pompiers à Paris en 1936. Il n’en est pas moins considéré aujourd’hui comme l’une des figures majeures de l’architecture française de l’entre-deux-guerres, en tant que l’un des principaux représentants du Mouvement moderne. Il meurt à Paris le 8 février 1945.