Roseline Granet : Sculptures PDF

Jean-Paul Riopelle commence à dessiner très jeune. Ils se retrouvent chaque samedi pendant une dizaine d’années pour roseline Granet : Sculptures PDF des paysages, des personnages et des natures mortes. Son jeune frère Pierre meurt en 1930. Il peint ses premiers paysages à Saint-Fabien.


Elève de Zadkine dans les années 1950, Roseline Granet s’est vite affranchie des formes cubistes et de l’abstraction alors en cours pour s’engager dans la voie de la sculpture figurative expressionniste. Son œuvre est dédiée à l’expression du mouvement. Elle peut se comprendre comme une lutte contre la matière, une aspiration fervente au bonheur, une dialectique avec l’espace, un combat entre la vie et le vide, jusqu’à dénoncer, sans prétention philosophique, l’équivalente possibilité de l’être et du non-être. Ses personnages efflanqués et énergiques, souvent à l’oblique, la bouche ouverte, les doigts écartés, structurent l’espace qui les dynamise. Existent à l’inverse quelques sujets plus renflés et paisibles, artistes et intellectuels, parfois des animaux. Mais ne pas s’y tromper. C’est là que l’esprit est en éveil, le talent en action, le sens critique ou l’instinct de prédation prêts à surgir. Cette œuvre n’est pas descriptive, elle est l’équivalent plastique, à la fois joyeux et tragique, de notre propre énigme, elle est un souffle confronté au vent relatif de l’espace. Roland Ropars – Février 2007

Dans les années 1940, il suit quelques cours à l’Académie des beaux-arts et il est un élève de Paul-Émile Borduas à l’École du meuble. Il poursuit son orientation artistique malgré la désapprobation de ses parents qui cessent de lui venir en aide. En 1947, il s’installe à Paris, où il continue sa carrière en tant qu’artiste. Il fait la connaissance plusieurs artistes et écrivains.

C’est à ce moment qu’il devient réellement automatiste, rencontrant les surréalistes et son fondateur André Breton. Il se lie également avec l’écrivain et critique d’art Georges Duthuit qui le soutient. Il participe à divers salons dont le Salon de mai. Yseult en 1948, le couple Riopelle revient séjourner au Québec. La parution du Refus global provoque plusieurs remous. La famille retourne s’installer à Paris en décembre. Riopelle obtient sa première exposition individuelle en 1949 à la Galerie Nina Dausset et l’année d’après à la Galerie Raymond Creuze.

Entre-temps, sa fille Sylvie voit le jour. Riopelle participe à plusieurs expositions, dont celle intitulée Véhémences confrontées, organisée par le peintre Georges Mathieu. Vers 1958, il réalise ses premières sculptures. Il s’installe pour un an à East Hampton où il s’adonne à la sculpture. De retour à Paris, il rencontre Sam Szafran qui l’aide pour exposer ses sculptures et l’initie à la technique du pastel.

Ses séjours au Québec deviennent plus fréquents. Il s’adonne à la chasse et à la pêche. Un voyage en Arctique lui inspire sa série Les rois de Thulé. En 1974, il se fait construire un atelier à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson dans les Laurentides. Il revient au Québec définitivement en 1990.

Une importante rétrospective lui est consacrée en 1991 pour l’inauguration du pavillon Jean-Noël Desmarais du Musée des beaux-arts de Montréal. Riopelle a passé plusieurs années à perfectionner la technique du all-over, qui consiste à éliminer toute forme de perspective dans le tableau au moyen d’éclats de peinture en couches multiples, technique picturale emblématique de l’artiste américain Jackson Pollock. Par la suite, il se tourne vers la peinture au pochoir avec des bombes en aérosol. Sa fille Yseult a entrepris depuis 1987 la production d’un catalogue raisonné des œuvres de son père.

Une de ses œuvres les plus ambitieuse est l’Hommage à Rosa Luxemburg. Cette suite de trente tableaux fut créée en hommage à Joan Mitchell, lorsque Riopelle apprit sa mort en 1992. Jean-Paul Riopelle, La Joute, place Jean-Paul-Riopelle, Montréal. Mes tableaux sont faciles à reconnaître. On croit voir des draps de lit sur lesquels un peintre en bâtiment aurait essuyé ses pinceaux.