Sémites et antisémites PDF

En raison de son caractère privilégié pour sa défense, le site a connu une occupation permanente depuis les temps les plus reculés. La composition de ses habitants, c’est d’abord le vieux sémites et antisémites PDF berbère, parce qu’on n’est pas loin de la région des Chaouias, c’est à dire des Berbères de l’Est algérien. Beaucoup plus en arrière, il y a l’histoire avec la communauté juive et les Ottomans.


Au nom de la lutte contre l’État d’Israël, les attentats se sont multipliés ces dernières années, en Europe notamment, contre des personnes et des institutions juives. Dans les pays arabes, les diatribes et les pamphlets se multiplient contre les Juifs au titre de l’antisionisme : il n’est ainsi pas rare d’y relire les accusations de déicide autrefois lancées par la chrétienté contre les Juifs, ou les pires élucubrations raciales telles que l’Europe en connut à partir du XIXe siècle ; il est banal d’y voir le génocide nazi minimisé, nié, voire justifié.

Aussi Bernard Lewis, orientaliste de réputation mondiale, a-t-il voulu répondre raisonnablement à la question : quelle place occupe dans le conflit israélo-arabe l’antisémitisme – cette haine quasi-viscérale qui, par-delà des divergences politiques évidentes et même un rejet de l’autre, normal en temps de guerre, fait des Juifs une incarnation diabolique du mal par excellence ?

Grâce aux perspectives historiques, religieuses et culturelles, l’auteur éclaire les notions de Juifs et de Sémites, de Judaïsme et d’Islam, de sionisme et d’antisémitisme. Il révèle les grandes inflexions de l’époque contemporaine: à partir de la Deuxième Guerre mondiale et des agissements de l’Allemagne hitlérienne en pays arabes, les terres d’Islam sont contaminées par un antisémitisme européen destructeur, contre lequel elles étaient jusqu’alors immunisées. Avivé par les défaites face à Israël et par le drame palestinien, l’antisémitisme, qui empoisonna une chrétienté qui en a désormais honte, a-t-il définitivement infecté le monde arabe ? A moins qu’un dialogue israélo-arabe courageusement accepté de part et d’autre ne vienne briser la dangereuse spirale de la haine qui guette déjà chacun.

La découverte en 1945 de sphéroïdiques à facettes sur le plateau du Mansourah permet d’estimer à un million d’années l’occupation du rocher par les australopithèques dont on aurait retrouvé les outils. Homme de Neandertal des habitations permanentes dans les grottes, notamment celles du Mouflon et de l’Ours au pied du versant Nord de Sidi M’Cid. La civilisation mégalithique y a laissé de nombreuses traces : dolmens, monuments. De l’âge des métaux ont été retrouvés en particulier un poinçon de bronze et une massette de fer. Grecs distinguaient sous les noms de libyques, numides et maures. On n’a trouvé aucune langue, ni écriture s’en rapprochant. Cette écriture possède des caractères très proches du grec.

Les berbères descendraient, selon une légende, du peuple atlante. Ceux-ci seraient arrivés en Afrique du nord par les îles Canaries. Les premiers Hébreux vinrent, sans doute, mêlés aux Phéniciens, peut-être un millénaire avant J. D’abord nommée Sarim Batim par les Cathaginois, Constantine est déjà connue sous l’antiquité, depuis le IVe siècle avant J. Constantine s’appelait Cirta, nom punique francisé,  dans le sens qu’ecrit en caractères latins mais prononcés à la française. Le nom de Constantine était donc Qirta.

Qirta, la punique, est d’origine cananéenne, proche des langues parlées au Proche Orient. Il est certain que des juifs y vivaient 3 siècles auparavant. On trouve également trace de nombreux vestiges de la civilisation punique. Cirta existait donc bien avant l’arrivée des Romains et de Massinissa, son nom berbère ne nous est pas parvenu. Cirta, dont les fortifications avaient été pourtant bien renforcées, devait duré cinq mois. Cette victoire permit à Jugurtha de gouverner sans partage la Numidie et d’éviter ainsi que le royaume légué par Massinissa n’éclate en fiefs insignifiants.

Rome, au prix de sa destruction par l’empereur Maxence. Empire chrétien, ébranlé par les Vandales de Genséric et prolongé par les Byzantins, a imprimé sa marque. Quatre langues ont été parlées durant ce millénaire : le libyque, le punique, le grec et le latin. Les qualités morales des Cirtéens les préparaient à bien accueillir le message chrétien. Chrétiens de célébrer publiquement leur religion. Un millénaire sous le signe de l’Islam.