Saint Dominique Fondateur de l’Ordre des Frères Prêcheurs PDF

Saint Dominique, fresque de Fra Angelico au couvent San Marco. 8 août depuis le concile Saint Dominique Fondateur de l’Ordre des Frères Prêcheurs PDF II. Vision de la mère de Dominique.


« C’est un fils de grands seigneurs d’Espagne, Félix de Guzman et Jeanne d’Aza, plus grands encore par leur insigne piété que par la noblesse de leur sang. Il naquit à Calaruega, en Castille, dans le château de ses pères, l’an 1170 . Dès avant sa naissance, DIEU, dont le cœur a pour ses saints toutes les prévenances, fit comprendre à Jeanne d’Aza la vocation extraordinaire de l’enfant qu’ elle portait. Il lui sembla voir en songe un chien s’échapper de son sein et courir, un flambeau dans la gueule, illuminer et embraser le monde. Au moment de son baptême, alors que cet enfant reçut le nom de Dominique, sa marraine vit une étoile briller sur son front. Ses rayons y laissèrent, toute sa vie, comme une splendeur surnaturelle. Présages lumineux qui forment, autour du berceau de saint Dominique, les premières et douces clartés d’ une aurore dont le plein midi resplendira sur tout l’univers. »

Felix est un riche propriétaire et que Juana est une femme vertueuse. Dominique aurait appartenu à la prestigieuse famille des Guzman, ducs de Medina Sidonia. Don Fernando de Guzman, commandeur de l’ordre de Calatrava. L’auteur, passant à Bologne, indique que le saint y est enterré et qu’il était de la famille des Guzmân par son père, Félix de Guzmân. Dominique est le troisième de la fratrie après Antoine et Manés. Dominique est envoyé à quatorze ans à l’université de Palencia pour étudier la théologie et la philosophie. Selon l’hagiographie dominicaine, il se distingue de bonne heure par la ferveur de son zèle et par son talent pour la prédication :  Aussitôt celui-ci se mit à briller parmi les chanoines comme l’étoile du berger, le dernier par l’humilité du cœur, le premier par la sainteté.

Il devint pour les autres le parfum qui conduit à la vie, semblable à l’encens qui embaume dans les jours d’été. Saint Dominique recevant le rosaire des mains de Notre-Dame, Lorenzo Gramiccia. Traversant ce qu’on appelle aujourd’hui l’Occitanie, Dominique y rencontre l’hérésie des  bons hommes  ou  bons chrétiens  ou  cathares . Danemark, après un deuxième voyage en 1205, Dominique passe par Rome et Cîteaux, puis s’arrête en Languedoc, apparemment résolu à combattre l’hérésie à la demande du pape Innocent III.

Dominique l’apparition de la Vierge en 1208 à Prouille qui se montre à lui sous le vocable de Notre-Dame du Rosaire. Foulques, évêque de Toulouse, collaborateur de Dominique depuis 1206, les autorise à prêcher dans tout le territoire de Toulouse. Lorenzo Lotto, Prédication de saint Dominique à Recanati. Il emploie ses dernières années à répandre son institut, qui bientôt compte de nombreux couvents en France, en Italie, en Espagne. Le 6 août 1221, Dominique meurt à Bologne après une longue maladie.

La tradition lui a donné le titre de  Marteau des hérétiques , ou  Marteau des hérésies , qu’il partage avec Antoine de Padoue. Certains le regardent comme le premier inquisiteur, et disent qu’il fut chargé d’exercer ces fonctions dans le Languedoc. Un tableau de Pedro Berruguete montre Dominique devant un autodafé et prêt à envoyer des hérétiques au bûcher — tableau sans doute à la gloire de Dominique, le peintre ayant réalisé plusieurs tableaux à la demande de Tomás de Torquemada. La dévotion au Rosaire fut répandue par le bienheureux Alain de la Roche, disciple et frère de Dominique de Guzman. Le libellus de Jourdain de Saxe, successeur de Dominique à la tête de l’ordre des Prêcheurs, est à la base de l’historiographie primitive. Plusieurs frères peuvent être identifiés qui ont pu l’aider à écrire son récit, comme Bertrand de Garrigue, Jean de Navarre, ou frère Ventura de Vérone, prieur de Bologne. Pierre Ferrand, autre dominicain, va écrire une vie de Dominique destinée à la liturgie.