Sauver la Sécurité sociale: Question de générations PDF

Un article de Wikipédia, sauver la Sécurité sociale: Question de générations PDF’encyclopédie libre. Elle a compté dans ses rangs tous les premiers ministres travaillistes anglais jusqu’à 2010, ainsi que les premiers chefs d’État et de gouvernement d’anciennes colonies britanniques tels que l’Inde, le Pakistan ou Singapour. La Société s’est particulièrement distinguée durant la période qui va de sa fondation à la Première Guerre mondiale. Royaume-Uni et au reste des pays industrialisés.


Près de 70 ans après sa naissance, faut-il sauver la Sécu ? Retraites de plus en plus coûteuses, car de plus en plus longues, nouvelles pathologies, mais aussi nouveaux enjeux tels le renoncement aux soins et la pénurie des médecins… La Sécurité sociale concentre toutes les interrogations sur le modèle de société laissé aux générations suivantes, semant le doute chez les jeunes quant à la solidarité intergénérationnelle.

La Société fabienne est issue d’une scission en janvier 1884 au sein du groupe des  Compagnons de la nouvelle vie  qui avait été fondé par le philosophe Thomas Davidson. Cette résolution marque le début d’une scission entre ceux qui poursuivent une finalité purement spirituelle et ceux qui veulent s’occuper plus de problèmes économiques et politiques. En 1889, ils publient les Fabians Essays in Socialism qui fera connaître leurs idées. D’une manière générale, ses membres étaient plutôt issus de la classe moyenne anglaise. Les premiers fabiens ont lu Marx vers 1885 dans une édition française. Plus généralement, ils sont plutôt pragmatiques et apprécient peu les abstractions métaphysiques.

La société est plus intéressée par les mécanismes à mettre en place, la machinerie administrative, le rôle des experts, la méritocratie que par la démocratie. S’ils sont pour une intervention de l’État, ils n’en ont pas une vision unitaire et évoquent davantage les natures plus que la nature d’un État-socialiste. Dans son livre The New Machiavelli, Herbert George Wells décrit de façon romancée son expérience à la Fabian Society. Cette montée en puissance de l’impérialisme va provoquer un très fort clivage parmi les libéraux entre ceux qui veulent rester sur une position en faveur du libre-échange, les Libéraux Radicaux et les Libéraux Impérialistes favorables à la notion d’Empire. Il convient de souligner ici que le parti libéral était au Royaume-Uni un parti de centre gauche, à travers lequel les fabiens veulent faire avancer un certain nombre d’idées. Des personnages clés des libéraux impérialistes deviendront après la Première Guerre mondiale des travaillistes tel Richard Burdon Haldane. Jusqu’en 1899, les fabiens s’étaient peu intéressés à l’Empire et aux échanges extérieurs.

Parallèlement, il insiste sur l’importance de prendre le mieux utiliser économiquement les territoires ouverts au commerce par les armes et accessoirement de posséder une armée suffisante pour défendre l’Empire. Pour Bernard Semmel, les Webb avaient compris que si les libéraux impérialistes avaient des idées sociales, ils n’avaient pas de programme. Selon Hayek, qui a été lui-même longtemps professeur à la London School of Economics, cet établissement était un des éléments de la stratégie d’influence des Webbs. Dans l’entre-deux guerres, la seconde génération de Fabiens inclut des auteurs comme R. Cole and Harold Laski, et continue d’avoir une grande influence sur la pensée social-démocrate.