Sensations et souvenirs de la guerre 1914-1918 PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sensations et souvenirs de la guerre 1914-1918 PDF sont attendues ? Le 14 juin 1899, pendant l’ère Meiji, Kawabata Yasunari, deuxième enfant d’une famille prospère et cultivée, vient au monde à Osaka.


Séparé de sa sœur qui est recueillie par sa tante, il est élevé par ses grands-parents paternels qui vivaient dans le village de Toyokawa, autre district de la région d’Ōsaka. Ceux-ci tentèrent de pallier le vide affectif traumatisant causé par la disparition de ses parents. Resté seul avec son grand-père, des liens très étroits se tissent entre le petit-fils et le vieil homme pendant leurs huit années de vie commune. Mais, affaibli et devenu aveugle, celui-ci décède en mai 1914 dans sa soixante quinzième année. Yasunari est alors recueilli pendant six mois par un oncle de sa famille maternelle au village de Toyosato. Grand lecteur de littérature contemporaine et classique japonaise ainsi que de littérature occidentale, il envoie de courts essais à différents quotidiens et revues. Izu, Yasunari rencontre une troupe de théâtre ambulant où évolue une superbe danseuse.

L’émotion esthétique de cette rencontre et la féerie du lieu font naître dans la psychologie amoureuse du jeune homme de 19 ans un nouveau désir érotique qui se juxtapose à celui éprouvé pour Kiyono. 1919, Yasunari et ses amis forment un cercle libre de littérature moderne. En juillet 1920, il obtient son diplôme du Premier Lycée de Tōkyō ce qui lui permet de s’inscrire à l’Université Impériale de Tōkyō, faculté de Littérature, section Littérature anglaise. Il optera l’année suivante pour la section Littérature japonaise. Ichikō à Hongō, Yasunari fait la connaissance de Itō Hatsuyo, jeune serveuse de 14 ans qui le laisse d’abord indifférent. Peu après cette rencontre, le café cesse son activité et Hatsuyo part vivre chez ses parents adoptifs dans un temple de Gifu situé dans une région montagneuse au centre de l’île. Aux yeux de Yasunari, Hatsuyo représente la femme idéale et, malgré la fin tragique de leur courte relation, l’ombre de la jeune fiancée hantera longtemps l’esprit de l’écrivain.

Son empreinte est décelable dans de nombreux personnages féminins qui parsèment son œuvre. 1922 – Il commence à être rémunéré pour ses nouvelles et articles de critique littéraire notamment dans Jiji shinpō et publie des traductions de Galsworthy et Tchékhov. 1923 – Kawabata participe au comité de rédaction du mensuel Bungei shunjū dirigé par Kan Kikuchi. Le grand séisme du 1er septembre le surprend à Tōkyō dont il parcourt les décombres accompagné de ses amis Tōkō Kon et Akutagawa Ryūnosuke. 1925 – Kawabata rencontre sa future femme, Matsubayashi Hideko et passe une bonne partie de l’année à Yugashima. Kawabata était un passionné de photographie et de cinéma.