Smart Grids. Au-delà du concept, comment rendre les réseaux plus intelligents. PDF

La transition énergétique désigne une modification structurelle profonde des modes de production et de smart Grids. Au-delà du concept, comment rendre les réseaux plus intelligents. PDF de l’énergie. C’est l’un des volets de la transition écologique. La transition énergétique inclut aussi une réduction de la demande d’énergie obtenue notamment au moyen d’une amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments et des technologies, et par un changement des modes de vie.


Rendre possibles les réseaux électriques du futur, c’est d’abord répondre aux défis techniques, économiques, sociaux et environnementaux liés à la fourniture d’une électricité de qualité au plus grand nombre. Confronté à la complexité technologique d’un domaine associant énergie et télécommunications à des stratégies internationales industrielles et politiques divergentes, à des questions d’acceptabilité sociale, l’essor des smart grids est encore balbutiant. Les réseaux n’ont pourtant d’autre choix que d’évoluer rapidement : il est impératif de répondre aux enjeux de fiabilité, sécurité et modernisation du système électrique dans son ensemble pour le bénéfice des producteurs, des consommateurs et des gestionnaires de réseaux. Dans ce paradigme de Smart Grids, le stockage d’énergie est assuré d’occuper une place centrale. Pourtant, les cadres législatif et économique de son développement restent encore à inventer, les filières industrielles en sont à leurs prémisses et les tensions sur les matières premières se multiplient. A travers cet ouvrage collectif proposé par les élèves du Mastère spécialisé OSE on mesurera que la réponse à ces défis est bien souvent contextuelle, mais qu’une chose est sûre : les réseaux de demain seront intelligents ou ne seront pas.

Certains acteurs privilégient par ailleurs les modes de production et de distribution décentralisables. Les mesures individuelles demandent du temps et sont limitées. Le 16 février de la même année s’est tenu à Berlin le premier  Congrès sur la transition énergétique, le retrait du nucléaire et la protection de l’environnement , organisé par le Ministère de l’environnement allemand. Dans le modèle énergétique traditionnel, le marché est contrôlé par quelques grands groupes disposant de vastes centrales, aboutissant ainsi à une situation d’oligopole discutable sur le plan politique et concurrentiel. Les systèmes fondés sur les énergies renouvelables, au contraire, peuvent en général être déployés de manière décentralisée. La centrale détruite de Fukushima Daiichi.

Après celle de Tchernobyl, la catastrophe de Fukushima a été l’un des déclencheurs de la seconde sortie du nucléaire en Allemagne. En 2000, le parlement allemand adopte un premier plan de sortie progressive du nucléaire, surnommé  consensus nucléaire . En mars 2011 survient l’accident nucléaire de Fukushima, au Japon. Peu après l’accident, le gouvernement fédéral allemand décide d’imposer un moratoire sur le nucléaire d’une durée de 3 mois, et annonce son intention de revenir en partie sur l’allongement de la durée de vie des centrales, décidé 6 mois plus tôt, et de fermer définitivement les réacteurs les plus anciens, comme cela avait été convenu dans le consensus de l’été 2000.

13e loi portant modification de la législation relative au nucléaire , qui encadre l’arrêt de l’utilisation de l’énergie nucléaire et l’accélération de la transition énergétique. L’Allemagne reste cependant exportatrice net d’électricité lors du pic de consommation provoqué par la vague de froid de l’hiver 2012. En janvier 2012, plus de 30 chercheurs de premier plan dans le domaine de l’énergie signent une lettre ouverte dans laquelle ils mettent en garde les dirigeants et représentants du pays contre la possibilité d’un échec de la transition énergétique en Allemagne. Le thème de la transition énergétique reste un sujet de controverse auprès des acteurs économiques. Le 5 juin 2012, le président fédéral Joachim Gauck lance un avertissement en déclarant que la transition énergétique ne réussira  pas uniquement à l’aide de mesures de planification économique , ni  à travers un recours excessif aux subventions , mais plutôt grâce à  des innovations convaincantes dans un climat de concurrence loyale .

Joachim Gauck met également en garde contre la tentation de faire peser le coût de la politique environnementale sur les générations futures, ce qui serait un comportement  clairement irresponsable . La centrale de gazéification de Güssing, destinée à couvrir les besoins en électricité et en chauffage de la commune. De par sa situation géographique, l’Autriche a toujours accordé une place importante aux énergies renouvelables, notamment à l’énergie hydraulique. En raison de la  loi constitutionnelle pour une Autriche sans nucléaire , il n’existe aucune centrale nucléaire en activité dans le pays. Dans le domaine des énergies propres en particulier, la tendance ne semble pas encore être à la transition énergétique. La transition énergétique en Autriche n’a donc en général eu lieu que de manière localisée, à l’échelle des villages et des villes, voire des régions.