Soma et sema, figures du corps PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Soma et sema, figures du corps PDF site le plus connu est celui d’Angkor au Cambodge.


Les sciences de l’homme, de la sociologie aux études littéraires, de la phénoménologie aux sciences cognitives, redéfinissent depuis quelques décennies leur rapport au corps. Pour les sciences des textes, des images et de la signification en général, le corps comme tout autre motif, sera appréhendé grâce à son inscription dans les sémiotiques-objets, sous forme de signes, de figures ou d’opérations observables ou reconstructibles. Soma et Séma. Figures du corps propose un parcours de différentes conceptions du corps dans les sciences de l’homme (anthropologie, psychanalyse, sciences cognitives, philosophie), pour en extraire des représentations récurrentes, et donner de ces dernières une formulation opératoire pour l’analyse. Et ce parcours qui, peu à peu,  » donne corps  » aux procédures sémiotiques, partant de l’identification et du recensement des  » figures du corps  » dans les langages (textes et images, notamment), aboutit pour finir à la définition et à la typologie des figures-corps, qui débouchent elles-mêmes sur une  » sémiotique de l’emprunte  » : dans ce renversement de perspective, il ne s’agit plus alors seulement d’intégrer la problématique corporelle dans la théorie et la méthode sémiotiques, mais de se demander comment les corps peuvent faire signe, comme ils peuvent devenir figures, textes, images, objet de sens.

Les constructions khmères et leur décoration sont classées en 3 époques et plusieurs styles successifs. Baphuon va régner jusqu’à l’avènement de Suryavarman II et la construction d’Angkor Vat. Le passage au bouddhisme s’accompagne du style du Bayon, répandu par Jayavarman VII à partir de 1180. Le style dit post-Bayon n’a laissé que des sculptures, d’inspiration de plus en plus bouddhique avec le déclin de l’hindouisme. Le principal inconvénient de ces structures était leur entretien difficile et pénible qui ne pouvait pallier durablement leur ensablement, lequel limitait leur bon fonctionnement à quelques dizaines d’années. La plupart furent l’objet de surélévations successives avant d’être abandonnés pour un nouvel emplacement et un nouveau détournement des cours d’eau pour leur alimentation. Les édifices profanes, y compris les palais, étaient construits en matériaux périssables, probablement en bois, souvent sur des plateformes entourées de pierre.

Les garde-corps sont des serpents nagā. Le plus grand encore visible est le Spean Prap Tos sur la route à l’est du Tonlé Sap entre Siem Reap et Kompong Thom avec 64 mètres de long et 16 mètres de large. Motif placé sur les toits ou les corniches d’un édifice à l’extrémité d’une rangée de tuiles ou d’une partie saillante d’une toiture, par exemple pour orner ou pour masquer. C’est le nom convenu de bâtiments que l’on trouve dans presque toutes les enceintes extérieures des temples khmers. Souvent par paire, de part et d’autre du chemin d’accès Est à la seconde enceinte.

Leur ouverture est vers l’Ouest, donc vers le sanctuaire central. Leur plan est rectangulaire, souvent avec un faux étage, l’ouverture est précédée d’un avant-corps. Dharmasala ou encore littéralement maison avec feu. Les routes de l’époque khmère, telle la voie royale entre Angkor et Phimai, étaient jalonnées de ces constructions qui étaient probablement accompagnées d’abris pour les pèlerins. Elles étaient vraisemblablement le sanctuaire de ces abris, dans lequel était entretenu un feu à l’usage des pèlerins. Pour pénétrer dans les enceintes successives des temples, on traverse des pavillons de plan généralement cruciforme surmontés de une ou trois tours, toujours situés au milieu d’un côté et orientés vers les points cardinaux, les gopura. Les enceintes des temples sont généralement orientées Est-Ouest, l’entrée étant pour la plupart des édifices, située à l’est.

Mot thaï désignant une tour en forme de cône allongé ou d’épi de maïs, issue du sikhara de l’architecture indienne. Le prang central est construit au-dessus du garbhaghra. C’est un des éléments distinctifs de l’architecture khmère, inspirée au départ de celle des sanctuaires de l’Inde. Le Prasat abrite la cella, petite salle carrée, où est située l’idole.