Soufisme, religion et médecine en Islam indien PDF

Rédigeant principalement en arabe classique, il s’intéressa à de nombreuses sciences, comme l’astronomie, l’alchimie, et la psychologie. Dans son Qanun, il opère une vaste synthèse médico-philosophique avec soufisme, religion et médecine en Islam indien PDF logique d’Aristote, combinée avec le néo-platonisme, élevant la dignité de la médecine comme discipline intellectuelle, compatible avec le monothéisme. Si son œuvre médicale n’a plus qu’un intérêt historique, son œuvre philosophique se situe au carrefour de la pensée orientale et de la pensée occidentale. Elle continue d’être étudiée en Occident du point de vue de la philosophie, de l’épistémologie et des sciences cognitives.


Cet ouvrage examine le rôle joué par les cercles mystiques et religieux musulmans dans la transmission du savoir médical en Inde. La littérature médicale, composée d’abord en persan puis en ourdou en Inde, constitue l’un des plus importants corpus médicaux produits dans le monde musulman à partir de la première modernité. Les médecins affiliés aux cercles soufis et religieux ont apporté une contribution fondamentale à la rédaction de ce corpus. Ils ont joué un rôle déterminant dans la transmission de la médecine prophétique (tibb-i nabawï) – reposant sur les traditions attribuées au prophète Muhammad (m. 632) – et ont puissamment contribué à l’adaptation en Inde de l’école médicale avicennienne, qui y est appelée yunanî tibb (médecine grecque), contribuant à son renouveau à l’époque coloniale. L’ouvrage revisite les lieux communs de la vision prédominante de l’histoire de la médecine dans le monde musulman. Selon certains chercheurs, le déclin des études médicales avicenniennes dans le monde arabe, après le XIIIe siècle. serait dû à l’influence du mysticisme et aux tendances religieuses opposées au savoir scientifique païen d’origine grecque. Les nombreuses sources analysées ici montrent au contraire que les soufis ont joué un rôle important dans le développement des études médicales avicenniennes. Les grands maîtres de l’ancienne tradition grecque, tels Hippocrate et Galien, vont jusqu’à être assimilés à des exemples intemporels de vertu musulmane, et la doctrine des quatre éléments se retrouve inclue dans l’anthropologie gnostique exposée dans les traités soufis. Les médecins liés aux cercles soufis ont également participé largement aux processus de circulation en langue persane du savoir médical d’origine indienne. Une partie de cet ouvrage est enfin consacrée aux pèlerinages aux sanctuaires soufis de la ville de Hyderabad (Deccan). aujourd’hui spécialisés dans les rituels de cure. Ces sanctuaires attirent non seulement les musulmans mais aussi les hindous. Certains d’entre eux sont réputés pour les cas de guérison onirique.

Statue d’Avicenne à Vienne, Pavillon des érudits. De 750 à 850, période des califes Abbassides, la science arabo-musulmane est en plein essor. Grèce était disponible en langue arabe. Dans le monde iranien, alors sous domination arabe, la culture arabe se confronte avec la culture persane.

Turcs en provenance de Mongolie, entrent en contact avec l’Islam, et s’islamisent, constituant des dynasties d’origine turque, comme les Seldjoukides. Sa vie est connue selon son autobiographie. Durant sa petite enfance, il étudie l’arithmétique chez un marchand herboriste, expert en calcul indien. Ayant une bonne mémoire, le jeune garçon finit par surpasser son maître en calcul et en mathématiques. Coran, l’arithmétique, la géométrie d’Euclide, et des bases de la philosophie comme la logique. 14 ans, son précepteur Ennatili le quitte pour aller dans une autre ville.