Stradivarius, sa vie, ses instruments PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Stradivarius, sa vie, ses instruments PDF de Gustav Mahler en 1898. Ses parents, Marie et Bernhard Mahler, de milieu modeste, sont aubergistes. Iglau en Moravie, où Gustav passe son enfance.


En 1875, il est admis au conservatoire puis à l’université de Vienne, où il étudie le piano avec Julius Epstein et partage la chambre d’Hans Rott. Dès sa jeunesse, le mysticisme catholique attire beaucoup Mahler alors que les rituels juifs le laisseront toujours indifférent. Il se fait baptiser à Hambourg au début de 1897 mais la question juive le touche de près, notamment lorsque Cosima Wagner tente d’annuler son engagement à Vienne alors qu’elle révère et défend son mari. Dès 1886, sa vie sentimentale est orageuse. Deux filles naissent en 1902 et 1904, Maria et Anna.

Le 5 juillet 1907, l’aînée, Maria, décède, emportée par la scarlatine. Alma accompagne Mahler dans sa quatrième saison aux États-Unis et reste à ses côtés jusqu’à la fin de sa vie. Gravement malade, il quitte New York pour être traité pendant une semaine à Paris par le professeur Chantemesse. Le dernier mot qu’il prononce, un doigt levé dirigeant un orchestre invisible, est :  Mozart ! Il est enterré dans la capitale autrichienne, au cimetière de Grinzing. Une amie proche et dévouée, et sa compagne de longue date, l’altiste Natalie Bauer-Lechner, garda un journal intime qui dépeint une image unique de la vie personnelle, professionnelle et créatrice de Mahler.

La première composition importante de Mahler, Das klagende Lied opus 1, qu’il présente au prix Beethoven en 1880 en tant qu’opéra, est un échec. Il la transforme ultérieurement en cantate. En 1886, il est engagé à l’opéra de Leipzig comme assistant d’Arthur Nikisch. Nommé à l’Opéra royal de Budapest en 1888, il y crée sa Première Symphonie en 1889.

Nommé premier chef à l’opéra de Hambourg en 1891, il y reste jusqu’en 1897. C’est son premier poste de longue durée. Il y débute avec Lohengrin le 11 mai 1897. Il passe les dix années suivantes à Vienne et y acquiert une réputation de perfectionniste.

Une analyse de ses relations avec les membres de l’orchestre confirme chez Gustav Mahler une tendance à obtenir d’eux le meilleur, jusque dans les plus petits détails. On dit par ailleurs qu’il imposa au public l’obligation d’assister à la représentation des opéras en leur entier sans quitter sa place, ce qui laisse supposer que l’on pouvait ne pas suivre cette règle jusque-là. Vienne, après avoir défendu ses propres œuvres. Mahler, en butte à quelques attaques antisémites, reçoit une offre pour diriger le Metropolitan Opera à New York.

Il y dirige la saison de 1908 mais est ensuite écarté au profit d’Arturo Toscanini. Dans la deuxième période, comprenant les trois symphonies suivantes, l’expression devient plus sévère, plus tragique. Elle impressionna le public viennois tout autant qu’elle influença d’autres compositeurs. Mahler était obsédé par l’héritage de Beethoven.