T’es qu’un prof, toi ! PDF

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Entre 1970 et 2010, un enseignant français aura connu jusqu’à 20 ministres et presque autant de réformes, aura subi environ une quinzaine de recteurs d’académie aux motivations plus ou moins obscures, aura supporté l’intransigeance, parfois vaine et dangereuse, de nombreux inspecteurs, et aura « obéi » à des chefs d’établissement trop souvent carriéristes et dépassés par les situations qu’ils devaient gérer. Comment, dans ces conditions, les responsables politiques de la France, dans leur réforme continuelle de l’école, peuvent-ils imaginer être pris au sérieux par les professeurs, les parents, et même… les élèves ? Tout a sonné faux depuis la suppression des classes du Certificat d’Étude en 1961, puisque chaque membre de cet ensemble tripartite n’a jamais eu l’impression que l’on y parlait de lui. Chantal LANGON et Jean-Marie FAREY, tous deux aujourd’hui « jeunes retraités », ont travaillé ensemble pendant plus de 30 ans, l’une en Lettres-Histoire et l’autre en Maths-Sciences. Ils n’ont milité, ni l’un ni l’autre, dans aucun parti et ne prirent aucune responsabilité dans quelque syndicat d’enseignant que ce soit. Elle, elle raconte dans une version romancée et avec une ironie mi-amusée, mi-révoltée, des scènes de vie de classe comiques, émouvantes, « dérangeantes » et même tragiques. Ses personnages, à peine caricaturés, s’efforcent d’exprimer ce que l’on peut voir, entendre, vivre et ressentir, de nos jours, quand on enseigne dans un Lycée Professionnel. Lui à la fin de chaque chapitre, il donne des informations afin d’éclairer le lecteur sur le fonctionnement de l’institution et tente de se mettre à la place de tout citoyen qui est en droit de se demander ce qu’il se passe dans les écoles. Il se pose la question des choix faits par l’État et de ceux qui pèsent sur la scolarité et l’avenir des jeunes. Il analyse aussi parfois les dysfonctionnements qui ont provoqué la crise de confiance actuelle envers l’École. Illustrations de couverture par Jean-Charles Farey.

Et surtout, ne pas chercher à comprendre. Tout ce que nous savons que c’est qu’un moment donné à l’orée du XXIe siècle, l’Humanité a voulu s’unir dans la célébration. Nous nous sommes émerveillés de notre magnificence dès la venue au monde de l’Internet, un réseau unique qui s’est répandu dans toute une génération de machines. Nous ignorons qui a frappé le premier, nous ou eux, mais nous avons que c’est l’humanité qui assombrit le Web. Les développeurs pensaient qu’en fait les utilisateurs ne seraient pas capables de faire des erreurs privés de leurs libertés individuelles. Vouloir régner en maître était un rêve, mais c’est nous qui dépendions des utilisateurs pour survivre. Et ce ne sont pas des flèches.

Alors oui je sais, vous voulez choisir quand ouvrir un nouvel onglet. Oui je sais, vous ne voulez pas de cette confirmation de fermeture d’onglet. Oui je sais, ces interfaces limitées qui ne permettent pas de faire la moitié de ce que vous voulez vous emmerdent au plus haut point. Mais la vérité, c’est que vous êtes une minorité. La majorité des internautes ne savent pas ce qu’est un navigateur.

La majorité des internautes ne lisent pas le texte. Je sais, c’est dur à croire. Mais je ne dis pas ça pour la gloire, pour le plaisir ou pour me rendre intéressant. Je ne dis pas ça pour me moquer, insulter ou manquer de respects aux personnes qui me font vivre.