THEATRE EN MARGE (Collection théâtre t. 57) PDF

Ensuite, ce site est effectivement une invitation à venir partager quelques unes de mes passions : la Corse, sa culture, ses artistes, et en premier lieu le chant polyphonique. Quelques livres, sur la THEATRE EN MARGE (Collection théâtre t. 57) PDF comme sur d’autres sujets, et mes films préférés, y trouvent également leur place, ainsi que des carnets de voyage, sans oublier des liens avec des sites amis. Pour cela vous pouvez soit laisser un commentaire sur le livre d’or, soit m’écrire directement à mon adresse mail.


Théâtre : folies, vaudevilles, drames

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S’agissant des livres sur la randonnée en Corse, je renvoie à l’excellent site de Carole Racines corses qui cite un grand nombre d’ouvrages. Je me bornerai à y ajouter quelques compléments personnels. Une page spécifique est dédiée à la littérature italienne dont je suis un lecteur passionné. Une autre page regroupe les livres et auteurs du bassin méditerranéen, à commencer par Jean-Claude Izzo.

Les soixante-treize chants présentés ici ont été recueillis en Corse par Felix Quilici au cours d’une vaste campagne de collecte réalisée dans les années 1960. De tradition orale, ces chants sont, pour plus de la moitié d’entre eux, publiés ici pour la première fois. Ils témoignent de la vie quotidienne et spirituelle de l’île, comme d’une vive inspiration collective et individuelle. Ainsi nous sont transmis de beaux récits de vies et une littérature poétique et riche. Musicien classique de formation, Félix Quilici fut l’un des pionniers de l’ethnomusicologie en France. Ghjuvanteramu Rocchi, l’un des grands poètes corses, a été le précurseur de l’enseignement de la langue corse. Les éditions  Scudo , animées par Jean-Jacques Colonna d’Istria, publient « Corses de la Diaspora », un ouvrage coordonné par Jean-Pierre Castellani avec le docteur Edmond Simeoni.

Le livre sera disponible autour du 24 octobre. Pour la parution de son livre « À son image » aux éditions Actes Sud. Dans ce roman, consacré à une photographe décédée, l’écrivain aborde le nationalisme corse, la violence des conflits contemporains et les liens troubles entre l’image, la photographie, le réel et la mort. Dans ce roman c’est un prêtre qui parle  et qui cherche une messe impossible à prononcer, une messe à l’image de sa nièce, morte accidentellement, et qui avait pour passion la photographie. J’ai mis beaucoup de temps à penser au roman avant de commencer à l’écrire.

J’écris toujours des romans où il y a plusieurs fils narratifs, donc les questions de structures et d’agencements sont essentielles : je suis incapable de partir au fil de la plume à cause de la nature des textes que je fais. J’ai toujours eu l’impression que dans les moments de deuil, on peut considérer le défunt comme quelqu’un qui est revenu à la radicale faiblesse de l’enfance, quel que soit son âge. La facilité de l’exercice de la violence, et comment traiter cette violence dans la représentation, c’est quelque chose que je n’arrive pas à épuiser. Je m’intéresse aux instants décisifs visibles, il y en a plusieurs dans le roman, et je m’intéresse encore plus aux moments décisifs absolument invisibles, qui sont pour moi la charnière à partir de laquelle tout se met à toute vitesse à tourner très mal. Je ne voulais pas mettre d’images, parce qu’un roman ça se fait uniquement avec les ressources du langage. Les possibilités de falsification sont nombreuses, les possibilités de justesse sont moins nombreuses et bien plus compliquées à trouver.

Entretien avec l’écrivain et professeur de philosophie Jérôme. Conversation sur la littérature, la photographie et l’indépendantisme corse. Loin des clichés, la Corse présente une réalité plurielle et complexe. Appuyant son analyse sur un socle historique qui rappelle les contraintes de l’insularité, l’auteur commence par un examen des transformations qui ont marqué le dernier demi-siècle : bouleversement de l’agriculture, développement du tourisme, inversion de la dynamique démographique. Ces constats permettent de comprendre l’essor des revendications nationalistes et la violence politique qui ont marqué la Corse dans un contexte de déclin des « clans » traditionnels. Constamment fondé sur des faits, non partisan, ce livre croise l’ethnologie et la sociologie pour envisager avec lucidité les possibilités aussi bien que les menaces du futur.

Jean-Louis Fabiani est professeur de sociologie à Central European University à Budapest après avoir été membre de l’École des hautes études en sciences sociales. 1988 à 1991 directeur régional des Affaires culturelles de l’île. Françoise Follacci signe «  Aléas » dans la librairie  des « Palmiers », place Foch à Ajaccio, samedi prochain de 10 à 12h. Site de « Colonna édition », son éditeur. Après avoir exercé le métier de chirurgien-dentiste pendant 22 ans, Françoise Follacci est victime d’un grave accident. Eloignée de sa famille pendant plus de trois ans, forcée d’abandonner sa carrière, toute sa vie est remise en cause. Durant ses interminables hospitalisations, elle découvre le monde de la poésie, grâce à une rencontre fortuite, une amitié qui l’incite à se lancer elle-même dans l’écriture.

La préface de ce recueil est signée Norbert Paganelli. Rendez-vous samedi prochain dans la librairie des « Palmiers », à Ajaccio. Quelle étrange correspondance que celle que nous proposent les éditions Gallimard avec ces lettres échangées du 30 décembre 2013 au 29 avril 2017, entre deux corses très connus, la romancière Marie Ferranti et l’homme politique Jean-Guy Talamoni. Pourtant, le titre choisi pour ce volume de correspondance, inspiré d’une phrase de Proust Un peu de temps à l’état pur, devrait nous indiquer, dès le départ, que cette opposition n’est qu’apparente. En fait, il s’agit d’un échange épistolaire essentiellement littéraire qui part d’une critique que Talamoni a écrite dans un mensuel local sur un texte de Marie Ferranti, Marguerite et les grenouilles.

Cet aimable croisement de remerciements, habituel dans le monde culturel, se transforme au fur et à mesure que le temps passe et que les affinités se précisent, en une relation affectueuse, une complicité intellectuelle et une collaboration de travail autour d’un projet théâtral que Ferranti met en route autour d’une figure féminine, Maria Gentile, Antigone corse du XVIIIe siècle, sous le titre évocateur de La passion de Maria Gentile. L’homme politique se transforme en une sorte de conseiller littéraire de la romancière, un grand respect s’instaure entre eux, réactivé par des rencontres directes à Bastia. Le temps banal des mails et des SMS devient un peu de temps à l’état pur comme dans Le Temps retrouvé, dernier volume de La recherche où le narrateur, jusque-là indécis, trouve enfin sa voie. D’ailleurs, si on regarde de plus près la composition du livre et ce que se disent les deux épistoliers eux-mêmes, ils reconnaissent qu’ils font un tri dans leur correspondance. Le tout compose quelque chose d’un peu baroque, parfois désordonné, original sans aucun doute, dont il se dégage une profonde sincérité, un souci de dire vrai, de trouver le ton juste. La politique, finalement, réapparaît dans ce projet commun d’une pièce consacrée à cette héroïne de la liberté historique de la Corse du XVIIIe siècle, que fut Maria Gentile, figure allégorique de la Corse pour Ferranti.

La correspondance suit les activités de l’écrivaine, à la recherche de la meilleure forme pour sa pièce et celle de l’homme politique, de plus en plus occupé par ses actions au niveau régional avec l’Assemblée de Corse. Talamoni parle aussi de ses amis, de Michel Rocard, du rôle de l’écrivain dans la société : assez curieusement l’homme politique semble s’ennuyer en politique et la romancière se passionner pour la politique. La romancière parle de politique et Talamoni fait de la critique littéraire. Ils voient tous les deux la réalité à travers les livres qu’ils ont lus.