Treize années à la cour de Russie PDF

Les mauvaises langues disent que le grand débat national est biaisé, que c’est une grande entourloupe, une opération d’enfumage de première bourre. Un élément de réponse, très concret, précis, treize années à la cour de Russie PDF permet d’apporter de l’eau au moulin du débat sur le grand débat. Tenez, le Vaucluse, dans la circonscription de la secrétaire d’État à l’Écologie Brune Poirson. Et à l’échelle nationale, n’est-ce pas un peu la même chose, à la puissance dix ?


Arrivé en Russie en pleine révolution de 1905 et reparti en pleine guerre civile, le Suisse Pierre Gilliard (1879-1962) vécut dans l’intimité de Nicolas II, de son épouse Alexandra, de leurs quatre filles et de leur fils hémophile, dont il devint officiellement le précepteur en 1913. Tout en déplorant les erreurs de l’autocratie et l’influence de Raspoutine, il redoutait que la chute du tsarisme ne précipite le pays dans une sanglante anarchie. La tourmente de l’histoire resserra ses liens avec les Romanov : après avoir partagé volontairement leur captivité, il fut séparé d’eux moins d’un mois avant leur exécution. Ce témoignage dans lequel puisèrent nombre d’historiens n’avait pas été republié depuis les années 1930. Servi par un style presque romanesque, c’est pourtant une saisissante réalité qu’il restitue dans un compte à rebours tragique.

Mme Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public s’étant elle-même cornérisée, les ministres Lecornu et Wargon ont pris la direction du barnum afin de faciliter la tournée nationale de leur vedette américaine. En tout cas, lundi soir, à l’heure des devoirs des gosses et du dîner à la maison de retraite, le cirque avait planté sa tente dans l’Essonne. En direct, grand débat par-ci, grand débat par-là. Emmanuel Macron se paye ainsi une campagne électorale à bon compte. Rappel utile à destination des syndicats étudiants : un étudiant ne peut pas faire grève ou « être en grève ». On dit tout simplement « il ne va pas en cours ». En effet, un étudiant BÉNÉFICIE du service public qu’est l’Université, il n’en est pas le prestataire.

Sinon, à quand la grève des patients dans les hôpitaux ? Christian Baeckeroot : Macron, rends-moi mon vote ! Couplé au NON des Pays bas, et puisqu’un seul pays refusant de ratifier le texte suffisait à le rendre inopérant, ce refus français aurait dû signer la fin de cette Constitution de l’Union voulue par les supranationaux mondialisés, architecture institutionnelle visant à abattre les derniers murs d’indépendance nationale dont Valéry Giscard d’Estaing fut le maître d’œuvre à la tête de la Convention chargée d’en établir les règles. Constitution sans y mettre ni le mot ni la nature institutionnelle.