Tu te souviens de 68 ? : Une histoire intime et affectueuse PDF

La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. Le grand risque du monde tu te souviens de 68 ? : Une histoire intime et affectueuse PDF’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée.


«Tu te souviens qu’on parlait à tout le monde dans la rue ? Tu te souviens des réunions interminables ? Tu te souviens qu’il fallait coucher pour avoir l’air libérée ? Tu te souviens qu’on se tordait le pied avec nos sabots ? Tu te souviens des départs lugubres de la gare du Nord pour aller se faire avorter ? Tu te souviens qu’on a tous fini chez le psy ?…»

De la France de Tante Yvonne aux années de militantisme, des mouvements de libération à la fin de la lutte finale, Bernadette Costa-Prades retrace la «petite histoire» secrète et affectueuse de 68.

Une époque d’intelligence, de pétillement, d’utopie. Mais aussi d’excès, de folies, de dérives dont les témoins connus – Roland Castro, Joëlle Brunerie, Romain Goupil, Marin Karmitz, René Frydman, Gérard Fromanger… – ou moins connus, se souviennent ici avec humour et tendresse, parce qu’elle a bouleversé leur vie. Mêlant clichés personnels, photos d’archives et illustrations, voici la première histoire intime de 68, aussi émouvante que Nos meilleures années.

Bernadette COSTA-PRADES est journaliste, auteur de nombreux ouvrages chez Albin Michel. Derniers livres parus en septembre 2007 : Parents, osez vous faire obéir !, avec le docteur Stéphane Clerget et une biographie sur Frida Kahlo, aux éditions Libella.

J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui, parce que « personne n’est exclus de la joie que nous apporte le Seigneur ». Les livres de l’Ancien Testament avaient annoncé la joie du salut, qui serait devenue surabondante dans les temps messianiques. Voyant le jour du Seigneur, Zacharie invite à acclamer le Roi qui arrive, « humble, monté sur un âne » : « Exulte avec force, fille de Sion ! Crie de joie, fille de Jérusalem ! Cependant, l’invitation la plus contagieuse est peut-être celle du prophète Sophonie, qui nous montre Dieu lui-même comme un centre lumineux de fête et de joie qui veut communiquer à son peuple ce cri salvifique.

Que de tendresse paternelle s’entrevoit derrière ces paroles ! L’Évangile, où resplendit glorieuse la Croix du Christ, invite avec insistance à la joie. Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques. Cependant, je reconnais que la joie ne se vit pas de la même façon à toutes les étapes et dans toutes les circonstances de la vie, parfois très dure.

Elle s’adapte et se transforme, et elle demeure toujours au moins comme un rayon de lumière qui naît de la certitude personnelle d’être infiniment aimé, au-delà de tout. La tentation apparaît fréquemment sous forme d’excuses et de récriminations, comme s’il devrait y avoir d’innombrables conditions pour que la joie soit possible. Ceci arrive parce que « la société technique a pu multiplier les occasions de plaisir, mais elle a bien du mal à secréter la joie ». Dieu, qui se convertit en heureuse amitié, que nous sommes délivrés de notre conscience isolée et de l’auto-référence.

Nous parvenons à être pleinement humains quand nous sommes plus qu’humains, quand nous permettons à Dieu de nous conduire au-delà de nous-mêmes pour que nous parvenions à notre être le plus vrai. Là se trouve la source de l’action évangélisatrice. Le bien tend toujours à se communiquer. Chaque expérience authentique de vérité et de beauté cherche par elle-même son expansion, et chaque personne qui vit une profonde libération acquiert une plus grande sensibilité devant les besoins des autres. Lorsqu’on le communique, le bien s’enracine et se développe. C’est pourquoi, celui qui désire vivre avec dignité et plénitude n’a pas d’autre voie que de reconnaître l’autre et chercher son bien.