Un avertissement aux Hindous PDF

Cet un avertissement aux Hindous PDF est une ébauche concernant le monde indien. Pandit, qui est le titre le plus glorieux que peut avoir un brahmane du fait de sa large connaissance philosophique, scientifique ou artistique. Selon Michel Angot :  À l’origine, les peuples dont les brahmanes sont les maîtres d’esprit parlent une langue indo-européenne et descendent des plateaux d’Afghanistan et de l’Iran, de l’Asie centrale, autour de la mer d’Aral. Indus dans un nomadisme très lent.


Avant-propos de Sri G.D. Savarkar. Cette brochure, publiée en 1939, constitue le premier texte politique de Maximiani Portas, qui venait d’adopter le nom hindou de Savitri Devi (déesse du soleil). Avec « Warning to the Hindus », Savitri Devi s’engageait résolument en faveur du nationalisme hindou. L’Inde était alors en ébullition, sentant approcher l’heure de l’indépendance, et la montée de l’Allemagne nationale-socialiste en Europe était souvent vue comme une occasion de secouer le joug britannique. Il faut noter que Savitri Devi, malgré quelques circonlocutions prudentes, apportait son appui à la tendance la plus dure, c’est-à-dire au nationalisme hindou de l’Hindutva, et non pas au nationalisme séculier et pro-occidental du Parti du congrès. Savitri Devi déclarait sans ambages dans sa brochure : « L’hindouisme est la religion nationale de l’Inde, et il n’y a pas de vraie Inde en-dehors de l’Inde hindoue. » Quoi qu’il en soit, cette brochure pro-hindoue de Savitri Devi, qui fit un certain bruit dans l’Inde de l’époque, apparaît en fait comme un complément au flamboyant manifeste du nationalisme hindou : le fameux « Hindutva » de V.D. Savarkar, publié en 1923. Mais Savitri Devi, étant d origine européenne, apportait l’éclairage d’une vision extérieure, ainsi que son sens européen des réalités pratiques et politiques. Savitri Devi avait aussi une autre idée en tête en soutenant l’Inde hindoue : défendre le dernier bastion du paganisme aryen, supplanté en Europe par le christianisme levantin. En défendant l’Inde hindoue, elle défendait aussi la possibilité d’une reconquête de l’Europe par le paganisme. Le paganisme indien donnant la main au paganisme européen : voilà quelle était l’idée lointaine de Savitri Devi.

Originellement, le brahmane est un officiant du sacrifice védique. Brâhmane à cause de la vérité de sa parole. Ainsi, dans l’Antiquité, il existe deux façons de devenir brahmane, par hérédité à la suite d’une initiation, ou par adoption. Lois de Manu, le devoir premier de toutes les castes hindoues. Un brahmane, ne connaissant qu’une seule prière védique, mais qui s’évertue au contrôle de soi et à la purification intérieure, est supérieur à un brahmane connaissant tous les Véda mais qui n’est ni compatissant, ni végétarien, ni honnête.

Un Brahmane maître de ses passions, ne sût-il que la Sâvitrî, est supérieur à celui qui possédant les trois Védas n’est pas maître de ses passions, qui mange de tout et trafique de tout. Après l’apparition du bouddhisme, les partisans de la nouvelle religion se mettent à refuser le statut des brahmanes. Mais, ces derniers intérioriseront bientôt des valeurs telles que le renoncement, le yoga et la non-violence. La transformation est opérée vers l’an mille de notre ère. Bouddha comme étant un Avatar du dieu Vishnou combattant les rituels sanglants. Une querelle conceptuelle oppose les brahmanes et les bouddhistes :  Les brahmanes affirment la réalité en tout homme d’une âme vouée à survivre aux individus par une nouvelle incarnation. Les bouddhistes professent, à l’inverse, la doctrine du non-soi ou de l’absence du soi, faisant de l’âme une apparence ou une fiction.

Il y a un enseignement éthique pour les laïques, avec commandements et défenses sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire, mais rien qui puisse être décrit comme une  réforme sociale  ou une protestation contre le système des castes. La distinction qui est faite à maintes reprises entre le  vrai Brâhmane  et le simple Brâhmane de naissance est celle qu’affirmaient déjà sans cesse les livres brahmaniques. Bouddha niait le Soi Immortel, Sans naissance et Suprême des Upanishads. Et cela est d’une fausseté flagrante. Hindouisme, anthropologie d’une civilisation, Madeleine Biardeau, éditions Flammarion. The A to Z of Hinduism par B.