Un garçon d’autrefois. Souvenirs de jeunesse PDF

On désignait autrefois par le mot  garçons  les serviteurs et valets qui marchaient à la suite des hommes d’armes, des chevaliers et des chefs un garçon d’autrefois. Souvenirs de jeunesse PDF corps, pour leur rendre les services qu’exigeaient les circonstances. Sous le règne de François Ier, les mauvais-garçons étaient  les bandes de bohémiens, de voleurs, de déserteurs, d’écoliers débauchés, qui parcouraient quelques provinces, et surtout les environs de Paris, en commettant d’effroyables désordres. Leur cri de guerre était  Vive Bourgogne!


Ce livre est le mémorial d’un écrivain pudique qui avait répugné, jusqu’ici, aux aveux intimes. Pour la première fois, Pol Vandromme se livre autant pour se reconnaître que pour se faire connaître un peu mieux. C’est l’évocation d’une enfance au sein d’une époque – l’avant-guerre -, d’une région – la vallée des forges et des fosses, en Belgique – et d’une famille – catholique et patriote comme on l’était autrefois dans la bourgeoisie de province ; puis celle des années noires de l’Occupation – la fin d’un monde civilisé, la déchirure, le désarroi. Ainsi s’accomplissent les rites de passage, de l’enfance à la jeunesse, de la ferveur à la révolte. La vie dans ses commencements et dans sa première métamorphose, l’essentielle, la décisive.

Tant que durèrent les guerres avec les Espagnols, les hommes sans foi ni loi, ces êtres d’aventure qui vivent au jour le jour, n’importe comment, du crime ou du travail, ayant au dehors tous les moyens de donner carrière à leur esprit d’inquiétude et de hasardeuses entreprises, et d’alimenter leur cupidité prodigue, éloignèrent un peu de nos villes le fléau des associations de malfaiteurs. Tout ce que Paris compte de malfaiteurs, d’aventuriers, d’escrocs, et d’assassins s’y organisa en  grandes compagnies, appelées compagnies des guilleris, compagnies des plumets, compagnies des rougets, compagnies des grisons, compagnies des tire-laine ou voleurs pauvres diables détroussant les bourgeois, compagnies des tire-soie ou voleurs de bonne famille, n’attaquant jamais que les gens de qualité. Il y avait aussi  la compagnie des barbets qui prennent les divers habits des divers états, pour s’introduire dans les maisons. Il y avait aussi des compagnies des meurtriers, entre autres celle des mauvais garçons qui se louent publiquement au plus offrant et qui gagnent impunément leur argent. La compagnie des Mauvais-garçons se distingua entre toutes celles qui se formèrent au sein de la capitale.

Londres, c’est un peu moins qu’à Constantinople. On dit qu’ordinairement il y a 1 000 malades à l’hôtel-Dieu. On porte le nombre des pauvres à 17 000. Et le nombre des autres marchands ayant une fortune médiocre, à 20 000.