Un Moyen Age grec : Byzance, 9e-15e siècle PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? La mort de Un Moyen Age grec : Byzance, 9e-15e siècle PDF, enluminure de Jean Fouquet extraite des Grandes Chroniques de France, vers 1455-1460.


Disparue corps et biens au milieu du XVe siècle, Byzance occupe dans l’historiographie une place paradoxale. Face à la lente construction des sociétés occidentales et du monde turco-musulman, elle apparaît comme une Antiquité continuée à laquelle la chute de Constantinople en 1453 mit fin. Elle doit en bonne partie ce statut atypique à la conviction des historiens de la période médiévale que la  » féodalité  » qui caractérisa l’Occident fut l’exclusivité d’une  » Europe fille des invasions « . Remontant à la source de cette interprétation, Évelyne Patlagean propose un réexamen de l’histoire byzantine des IXe – XVe siècles à la lumière du livre fondateur de Marc Bloch La Société féodale. L’entourage impérial, le milieu aristocratique, l’appareil d’Etat sont ainsi analysés du point de vue des liens familiaux et sociaux, des engagements de fidélité et de l’organisation des pouvoirs. La société byzantine apparaît alors sous un jour nouveau, comme une composante à part entière du monde médiéval. Le  » Moyen Age grec  » révélé par ce livre redonne sa place à Byzance dans la lente gestation des structures sociales et des pouvoirs issus de la société antique et fait sortir l’Empire d’Orient de l’obscurité où la cantonnent trop souvent encore les historiens du monde occidental.

La littérature médiévale en France correspond à des œuvres écrites entre l’an mille et l’an 1500 dans diverses langues issues du latin, langues d’oïl au nord et en langues d’oc au sud. D’autres genres existent aussi comme le genre semi-littéraire de la chronique historique avec Joinville ou Froissart. Le latin classique, enseigné dans les écoles, reste la langue des services religieux, des ouvrages scientifiques, des actes législatifs et de certaines œuvres littéraires. Bible, écrite en latin, des commentaires étaient nécessaires. France, l’emporte petit à petit sur les autres langages et évolue vers le français classique. Les chansons de geste sont de longs poèmes comportant des milliers de vers qui sont destinées à être chantés en public, geste signifiant ici exploits guerriers.

Elles relatent, sous une forme épique mêlant légendes et faits historiques, des exploits guerriers passés, et mettent en valeur l’idéal chevaleresque. Elle trouve son origine dans l’antiquité, intègre des influences orientales dues au retour des Croisés, et s’inspire de légendes celtiques. Vers la même époque, le Roman de Renart est un ensemble de poèmes qui relatent les aventures d’animaux doués de raison. Le renard, l’ours, le loup, le coq, le chat, etc. Les auteurs anonymes raillent dans ces poèmes les valeurs féodales et la morale courtoise. Rutebeuf se fait gravement l’écho de la faiblesse humaine, de l’incertitude et de la pauvreté à l’opposé des valeurs courtoises.

Certains de ces récits, comme ceux de Jean de Joinville retraçant la vie de saint Louis, ont aussi un but moral et idéalisent quelque peu les faits relatés. Orphelin d’origine noble et bon étudiant, il est ensuite condamné pour vol et meurtre. Son œuvre à la fois savante et populaire exprime une révolte contre les injustices de son temps. Auteur s’écrit de différentes façon : aucteur, acteur, auteur, autheur. Dante utilise sa propre étymologie : auteur vient de auieo qui signifie  je lis .

Pour lui, c’est un mot où il y a toutes les voyelles, donc l’auteur lit des sons musicaux. On affirme généralement que la littérature médiévale est surtout anonyme. Pourtant il y a différents types d’anonymats. L’anonymat cache souvent un nom d’auteur difficile à déchiffrer, car l’auteur a donné son nom par des procédés relevant de la devinette. D’un manuscrit à l’autre, l’attribution peut changer, car il n’y a pas de paternité, c’est un phénomène fréquent dans les recueils de poèmes des trouvères. C’est souvent signe que le scribe change l’attribution en croyant reconnaître le style d’un autre.