Viticulture-Arboriculture, Volume 1 PDF

L’Homme a commencé viticulture-Arboriculture, Volume 1 PDF cultiver le riz il y a près de 10 000 ans, lors de la révolution néolithique. Cette culture se développe d’abord en Chine, puis dans le reste du monde. Oryza rufipogon, dont dérive les riz cultivés, existe depuis moins de 680 000 ans. Le riz était connu des anciens Grecs, depuis les expéditions d’Alexandre le Grand en Perse.


Il existe une riziculture sèche, où le riz ne dispose que des eaux des pluies. On peut la pratiquer sur des brûlis forestiers ou herbeux, mais il faut en déplacer les champs chaque année, ce qui impose une longue jachère entre deux utilisations des mêmes champs. On sème directement les graines dans le sol, on n’apporte pratiquement pas de fumures. Il n’y a qu’une seule récolte annuelle.

Plus perfectionnée est la culture sèche avec jachère courte, souvent remplacée par la culture de fourrage pendant 3 ou 4 années. Les travaux de labourage, de désherbage sont souvent motorisés. On effectue un semis direct dans le champ. Le paysan utilise des engrais organiques ou minéraux.

Les rendements peuvent atteindre 20 quintaux à l’hectare. On trouve cette riziculture au Japon, à Taïwan, en Malaisie. La  riziculture irriguée , qui produit un riz aquatique, le  riz irrigué , est le type de culture le plus répandu et le plus intensif, avec la méthode Fukuoka. Environ les trois quarts de la production de riz mondiale proviennent de cet agrosystème, où les méthodes traditionnelles permettent de produire 5 à 10 tonnes par cycle et par hectare. Certaines des rizières en terrasse du sud de la Chine et du nord des Philippines ont plus de deux mille ans. Ces paysages spectaculaires témoignent de l’ingéniosité des paysans riziculteurs.

Cet aspect joue un rôle important, il varie selon les conditions de chaque implantation. L’eau de pluie, par exemple, est collectée dans les champs à haute altitude, où l’eau des rivières est retenue par des digues. Souvent il est nécessaire de d’acheminer l’eau dans les champs par des canaux, des tunnels ou des aqueducs. Ce mode de culture existe aujourd’hui encore.

Des buffles, attelés et guidés par les agriculteurs, permettent de tirer la charrue dans une boue gluante. Ainsi, les restes végétaux et le fumier sont enfouis. On notera que, dans le Japon médiéval, le riz était cultivé uniquement sur les berges après les crues, dans les dépôts de limons, en semis direct, sans repiquage ni inondation contrôlée. Cette tradition a inspiré la méthode Fukuoka, avec semis simultané à la moisson, restitution de toute la paille étalée de façon sauvage et spontanée, et surtout couvert vivant permanent de légumineuses.